L'automne est arrivé avec ses couleurs sublimes de feuillages jaunes, roux, fauves et encore un peu de vert sur le fond du ciel agité. On se croirait dans un tableau impressionniste. Un des ces endroits où l'art transfigure le réel par la sensorialité et la subjectivité du peintre ; l'image du réel touché par l'émotion.
Mais voilà je baigne en plein expressionnisme, je ne vois que l'envers de ce feuillage et je suis atterrée de ce que je regarde…
Pourtant j'adore aller regarder la feuille à l'envers avec le poids d'un désir sur mon corps…
Aujourd'hui ce n'est pas de ce poids là qu'il s'agit mais de celui inéluctable d'une société qui vire au populisme sectaire. Finie l'époque de la rédemption humanitaire et libertaire, il faut de la sanction, de la rigueur pour contenir l'émotion et la peur populaire. Emotion et peur d'une violence qui éclôt d'un malaise existentiel rampant qui se tait.
Et oui les toutes belles, dans six mois nous votons pour (ne pas) croire que quelque chose de notre société pourrait changer.
J'essaye de regarder la lumière au travers de la couleur et des nervures des feuilles. J'essaye d'orienter ce prisme déformant de ma mauvaise éducation qui ne me fait pas prendre pour argent comptant toutes les fadaises de ces mots de la politique pour notre avenir.

Coups de vents, les feuilles en volettent de ces couleurs si chaudes et les marrons s'échangent… et volent bas.
J'arrive même pas à me réjouir. Une Ségolène contre un Sarko, une potiche contre un pastiche, en français "un pastish", enfin j'en ai la langue blette
Mais voilà, blancs bonnets et bonnets blancs, jusqu'à Mr Chevènement qui veut récupérer les voix de Mr Le Pen… et puis La Ségolène même avec sa vison de la famille judéo-chrétienne, elle est prête à racoler les homos avec la surenchère « je suis sûre que le Si droit Sarko va bientôt être pour le mariage homosexuel ». Chaque voix est bonne à prendre…

Oh excusez moi, faut que je m'allonge un peu j'ai un haut le coeur... mais tendre aimée que fais tu du poids de ton désir sur mon ventre… Douce chaleur qui illumine la transparence colorée de la feuille dans le fond de tes yeux pétillants. Tu me donnes la force de ne jamais tricher avec un idéalisme humanitaire respectueux de chaque être, la force de tenir, de ne pas transiger.


Allez pour l'hiver, je vous conseille le Dadaïsme anarchiste, ça ne mène pas forcément à grand-chose mais le Grand n'Importe Quoi ça fait du bien !


Une fée en colère


PS de la rédaction : Fées de tous poils, prenez vos plumes, exprimez vous, c'est le moment !

PPS de la rédaction : c'est toujours le moment de prendre la plume

PPPS de la rédaction : et c'est mieux que de prendre la mouche….

Ndlc : la rédaction a pris un coup de marron ! à moins que ce soit l'effet Sego/Sarko


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