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Même pas peur !
Ce mois-ci, dans leur grande mansuétude, les fées ont laissé les commandes de l’édito à un nouveau pilote même pas expérimenté (C’est moi) ! Dégrafez vos ceintures, allumez votre cigarette, le numéro de septembre 2005 est en ligne Refuserez-vous d’embarquer ? Bon, je sais, c’est pas drôle, déjà que j’avais peur de l’avion avant Mais ces jours-ci on n’entend plus parler que de ça ! Et on a l’air de découvrir brusquement que tout n’est pas aussi rose qu’on le croyait (Ou l’espérait ?) Mais franchement atterrissons ! Ça fait bien longtemps qu’on sait que tout est pourri par le sacro-saint fric, le sacro-saint bénéfice, la sacro-sainte rentabilité ! On s’en plaint à longueur de numéros Qui est vraiment surpris aujourd’hui de voir que le transport aérien n’échappe pas à la règle ? Et les logements sociaux (Ou asociaux ?), vous croyez qu’ils échappent à la règle ? Et ben non Comme les avions on les laisse pourrir, comme les avions on les bourre jusqu’à la gueule, jusqu’au crash Et des gens comme vous et moi payent de leur vie l’irresponsabilité, le cynisme, le mépris d’une poignée de sales types aux poches pleines et à la conscience tranquille. Et les tunnels, les usines, et les vaches me direz-vous ? Même combat, même folie Je me pose la question depuis ce matin : mais où va tout le fric produit par nos sociétés occidentales ? Tout ce pognon, ces trilliasses de dollars ou d’euros brassés par nos banques, nos bourses, nos investisseurs, nos spéculateurs ? Puisqu’on ne le donne pas à l’afrique, aux crève-la-faim, aux victimes du tsunami Puisqu’on ne le donne pas à la science, à la recherche, aux handicapés Puisqu’on ne le donne même pas chez nous pour toutes ces causes qui en vaudraient pourtant bien la peine Mais où passe-t-il donc tout ce fric, je vous le demande ? Vous ne voulez pas savoir, hein Moi-même je me demande si je veux, finalement Et vous savez quoi ? C’est comme ça qu’on se fait avoir, parce qu’au fond, bien souvent, on ne veut pas savoir. Parce qu’on se sent dépassés, impuissants, manipulés Alors pendant qu’on ferme les yeux, ils se remplissent les poches, et ne nous laissent que nos yeux pour pleurer. Pour cette rentrée 2005, plus que jamais, j’ai envie d’ouvrir les yeux plus grands, et d’ouvrir ceux des autres. Trier mes déchets, mettre mon bulletin dans l’urne dès que l’occasion se présentera, laisser ma place dans le bus aux vieilles dames, militer pour la paix dans le monde (C’est de bonne guerre) et contre le nucléaire, autant de gouttes d’eau qui, un jour, feront un océan. J’y crois aussi fort que ça. Bonne rentrée à toutes |
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Fan pour FdL |
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Derniere minute : Une grande souscription vient d’être lancée par les Fées au bénéfice des Etats-Unis, durement touchés vous le savez par l’ouragan Katrina. S’il vous reste un vieux puits de pétrole au fond de votre jardin, ne les oubliez pas. Merci pour eux |
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