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Sex, toys and orgasm |
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Je sais, je sais, j’ai beaucoup traîné Mais j’ai préféré laisser passer l’été pour vous retrouver avec tous mes gentils joujoux à la rentrée. Et c’est, toutes bronzées, toutes reposées et surtout toutes pleines de bonnes volonté que je vous retrouve en ce mois de septembre pour monter d’un cran dans les explications imagées mais néanmoins primordiales des pratiques sexuelles chez les lesbiennes. Le sujet est épineux, je vous l’accorde. On n'étale pas ses godes et vibros comme on étale ses lettres au scrabble. On essaye un tant soit peu de les ranger ailleurs que dans le premier tiroir venu du salon (quand on habite dans un studio, le dit tiroir est aussi appelé tiroir de la chambre), à la merci du premier ami tapette venu qui prendra un malin plaisir à ouvrir le tiroir en question Et là, patatras, vous voilà en grand comité assis en rond au milieu du salon, les jouets au milieu des convives, à expliquer qui est quoi, quel usage pour quelle pratique, quelle couleurs pour quelle splendeur Ah non, là je m’égare. Il faut ajouter que si dans le lot se trouve un vibro (deux ou trois ça classe tout de suite la lesbienne dans la catégorie : toi, tu as une relation étrange avec ton clitoris ), tout le monde s’amusera à le mettre en position ON histoire de voir. Mais voir quoi ? Oui oui, que ça bouge tout seul, oui oui, que ça peut faire un bruit monstrueux selon les modèles, oui oui, il y en a de toutes les formes, oui oui, que ça vibre. Le vibro est assurément le meilleur ami pour la vie. D’une fidélité à toute épreuve (si vous n’oubliez pas de recharger les piles), le vibro (toujours à portée de main) est avant tout un sextoy à usage privé. Entendez par là, que c’est un plaisir très solitaire. Mais rien ne vous empêche de le faire découvrir à votre moitié. Je tiens, à cet instant précis, à vous éclairer sur un point : ne vous fiez absolument pas aux illustrations du catalogue de la Redoute (ou encore des trois suisses et pour 75% des lesbiennes de la Camif), le vibromasseur ne se met pas sur la joue. Acheter un vibro n’est pas honteux. Dire que l’on aime ça non plus. Mais ne faites pas comme moi ; ne vous promenez pas le jour de la gay pride avec votre petit lapin rose vibrant autour du cou. Ça peut faire fuir . Quoique Bref, je ne vais pas vous écrire un roman sur Stark, Pink Rabbit et Jelly mes trois vibros-amis pour la vie. Non non, parce que je ne vous ai pas encore parlé de Pink, Rocco et Cherry, ceux qui ne vibrent pas et qui demandent un sacré coup de reins. Si l’usage du vibromasseur peut passer pour un petit truc anodin, il n’en est rien du gode. Je ne vais pas vous parler du gode traditionnel ici parce que, franchement, j’aime avoir mes deux mains libres. Non, on terminera ce petit cours sur les godes ceintures. Oui je sais, comme ça, l’air de rien, cela semble (au choix et dans le désordre) :
Une idée reçue traîne depuis des siècles chez les lesbiennes (entendez par là, depuis des décennies) : « celle qui porte le gode se prend pour un homme ». Cette phrase toute en finesse est aussi idiote que de demander quand on est (toujours au choix et dans le désordre) :
L’usage du gode ceinture n’est pas à sens unique, n’est pas une pratique perverse, ne fait pas mal, n’est pas ridicule. L’usage du gode ceinture peut être perçu comme un complément à une sexualité déjà riche ; peut être seulement un fantasme ; peut être ponctuel ; ou bien totalement absent. Toujours est-il que la première fois, ça peut avoir un côté assez perturbant ! Mais si tout cela est bien fait je vous donne ma main à couper que des deux côtés, ça peut procurer des sensations Wahouuuuuuuuuuuuuuuuuuu. Pour finir, il existe, comme pour les vibros, tout un panel de godes. De tailles et de formes différentes, de matières chaudes ou froides, simple ou double, réalistes ou fantaisistes. Mais comme toujours : VOUS FAITES CE QUE VOUS VOULEZ. Donc : « En guise d’épilogue, ouvrons le dialogue. » |
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