Editorial septembre 2001


A l’heure où nous rédigeons cet édito, la situation n’est pas bien rose… Le monde s’apprête peut-être à basculer dans une guerre pas très propre, si tant est qu’une guerre puisse l’être nous direz-vous. C'est clair que ce qui s'est passé est au delà des mots, et qu'il faut trouver un moyen de juguler cette montée de terrorisme qui ne cesse de gagner en puissance depuis une trentaine d'années. L’humanité toute entière est sous le choc des attentats aux Etats-Unis, en particulier les pays occidentaux qui découvrent que Beyrouth ça peut aussi arriver dans leur centre commercial, et pas dans cinquante ans (vous aurez d'ailleurs noté au passage que l'humanité est autant sous le choc que quand les Rwandais se sont faits découper en rondelles à la machette, quand des enfants Palestiniens se sont faits tuer parce qu'ils ont lancé des pierres sur des tanks, ou quand des milliers d Irakiens se sont faits bombarder largement après la fin de la guerre, n'est-ce pas ?).

Mais Sainte Sappho merci, deux grands gaillards ont décidé de nous faire rire malgré tout. Décernons leur à l’unanimité la palme de la connerie :
Pat Robertson, (membre de la coalition chrétienne qui s'est présenté à l'élection présidentielle américaine et fondateur de la télévision chrétienne Christian Broadcasting Network) et Jerry Falwell (évèque baptiste et professeur de théologie à l'université de Lynchburg, Virginie), ont déclaré lors d’un débat sur la chaîne chrétienne précitée que tout ça c’était la faute aux gays, aux lesbiennes, aux féministes et aux pro-avortements qu’arrêtent pas de fâcher Dieu. Si ma bonne dame ! Avouez que ça serait vraiment à mourir de rire si ça n’était si navrant, voire carrément dangereux pour des communautés entières ! (si vous ne nous croyez pas, regardez donc comme les actes de haine, voire les meurtres, à l'encontre de la communauté musulmane américaine ou de tout ce qui parait de près ou de loin basané ont grimpé en flèche cette semaine)

Dans ce marasme ambiant, il y a malgré tout une nouvelle qui peut nous rendre l’envie de sourire : Un jugement rendu le 27 juin dernier par le Tribunal de Grande Instance de Paris a permis pour la première fois en France à une femme d’adopter les trois enfants mineurs de sa compagne (*). Ces deux femmes vivent ensemble depuis plus de 20 ans et élèvent ensemble leurs filles. Une vraie reconnaissance des familles homoparentales qui nous en sommes sûres en réjouira plus d’une.

Bon bah sinon, un abus de galipettes estivales nous ayant enlevé toute velléité d’écriture et toute fibre journalistique, le numéro de ce mois ci est un peu pauvre en articles, malgré le renfort de So, notre toute jeune recrue de choc. Je suis sûre que vous nous le pardonnerez chèr(e)s lectrices et lecteurs.

Les Fées vous souhaitent une bonne rentrée, pleine de paix (on peut rêver), d’amour, de galipettes (obsédées, nous ? noooooooooon)…

Céline, pour les Fées du Logis

* Communiqué APGL



Prochain numéro : autour du 20 octobre