Chronique universitaire



Je ne sais pas si vous avez eu récemment l’occasion de traîner dans un auditoire, peut-être même ne vous rappelez-vous plus du tout ce que c'est – j’en doute, vous m’en parlerez plutôt avec un brin de nostalgie. Enfin bref, c'est fou le nombre de jolies filles qu’on trouve dans ce genre de lieux. Et dans des concentrations assez importantes. C'est peut-être pas le cas en physique nucléaire, mais je vous assure qu’en sciences humaines… miam.

Je vous connais, vous m’imaginez déjà passer touristiquement mes cours à chercher les timides décolletés qui oseraient braver l’automne hivernal bruxellois. Mais non, j’écoute, je prend note, et je regarde alternativement ma feuille et le/la prof. Mais bon, voilà, il y a le quart d’heure académique et puis, les cinq minutes de pause durant lesquels la moitié de l’auditoire circule et on les voit monter et descendre les escaliers, ces mignonnes blondes, brunes, de rares rousses, pas mal de beurettes, quelques blacks. Observer leurs cheveux, leurs fringues et, surtout, avant tout, leurs jolis petits minois, et puis aussi leurs seins, fesses et jambes, on ne se refait pas. Non, toutes ne sont pas Belles (avec un grand B), mais quasi toutes ont un charme, un sourire, une classe – enfin bon, les Universitaires du Troisième Age me font moins d’effet, mais elles sont largement minoritaires.

Mais oui, y a aussi des mecs. Je les vois à peine. Parfois, je me demande ce que toutes ces donzelles peuvent leur trouver. Je les trouve banals, laids souvent. De rares exceptions ont une certaine beauté. Généralement, c'est ceux dont les traits sont assez féminins. Tiens donc.

Un peu de statistiques. Prenez le grand auditoire, 1472 places, c'est écrit sur la porte. Rempli à peu près à moitié. 700 personnes. On va dire moitié de filles, peut-être plus, mais c'est pas mal de sections mélangées, et je saurais pas dire la proportion. 350 donc ? Ça devrait faire une trentaine de gouines.

Ben, j’en ai au moins vu une. Celle qui était au cercle homo jeudi dernier. Ah, ce cercle… Une vingtaine de personnes à tout casser. L’Univ, c'est quasi vingt mille étudiants. Toujours selon ces damnées statistiques, on devrait tourner autour des 2000 homos. Où sont passés les 1980 autres ? Et encore, il paraît qu’en cours d’année, y en a encore moins. Enfin bon, il a le mérite d’exister ce cercle, depuis 22 ans me dit le flyer photocopié de traviole.

Parfois, je sors traîner dans les bars à gouines. Je commence à m’insérer dans un groupe de gouinettes. J’en ai besoin, vraiment. Parfois, je me sens seule au milieu de tout ce monde, au milieu de tous ces mots, tous ces livres, tous ces savoirs échangés, tous ces échanges plus ou moins utiles, toute cette vie de campus; seule dans cette grande ville anonyme et indifférente, même si je l’adore.


Charlin


PS : cherche tite gouine bruxelloise célibataire pour et plus si affinités.


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