La chronique de la gouine qu’aime bien les moufs

Petit Dictionnaire à l’usage de la Gouine tout terrain



32°Celsius n’est pas forcément la température de votre culotte, cela peut être aussi celle de l’air ambiant, les stalactites ne poussant pas en octobre. Les tenues se font encore légères, les sorties en boîte ne manquent pas… Et les moufs sont bien là, telles de petits colibris virevoltants autour de vous. Le petit dictionnaire qui suit vous aidera à reconnaître de quelle tribu est la mouf avec qui vous conversez lors de vos périples nocturnes.

Le Boulet :
Un boulet, forcément, ça se traîne. À quoi ? À vos basques. Cela dit, ne vous moquez pas, on est tous le boulet de quelqu’un. Elle vous a vu une fois et depuis, vous mets sur un pied d’estale. Elle fait tout pour devenir votre meilleure amie et n’est jamais très loin de vous. Souvent dans votre dos en guise de garde du corps, elle vous fait renverser votre champagne et vous casse tous vos coups. Normal, tout le monde pense que vous êtes avec elle. Un boulet, quoi !

La Truie :
Attention, cette truie-là n’est pas cochonne dans le sens sexuel du terme. Non, c’est du côté de l’hygiène que tout se joue. Lorsque vous l’approchez, vous priez pour que la prochaine soirée au Macumba soit sponsorisée par Sanex. Évidemment, elle picole comme un trou, de la bière de préférence, et vous rote au visage sans s’excuser. Souvent on pense d’elle : « putain, mais quelle truie celle-là ».

La Morue des Bois :
Bien qu’à l’origine, elle soit un poisson, sur la piste de danse, la Morue des Bois ressemble plutôt à un asticot au bout de l’hameçon. Elle déborde d’énergie… De trop d’énergie. Si vous avez le malheur de danser un rock avec elle, elle arrivera à se casser le nez sur votre tête. Vous hériterez d’une belle bosse et lui direz dans un éclat de rire « mais quelle morue des bois tu fais ». Sachez que rien ne l’arrête et que, dans le Guinness Book des Records, elle figure à la rubrique tête de mule. Mais ne vous méprenez pas, la Morue des Bois reste un être sympathique.

La Madonna :
En boîte, la Madonna est toujours à un endroit stratégique : le podium. Elle déambule comme une déesse sur le m2 qu’elle ne quitte pas depuis des heures et vous, bécasse, les yeux embués de phéromones, vous faites du coude à votre pote : « hann,  regarde y’a Madonna ». Seulement, il faut savoir que la vraie Madonna va rarement au Macumba. La mouf sur laquelle vous bavez depuis 1 heure, dans l’intimité, elle s’appelle Robert.

La Micheline :
Ah Micheline ! Ce 0,5% de femme qui, statistiquement, est sensé être votre promise. Le curé qui l’enfermait dans le clocher lui a donné la permission de minuit. Elle bave et lubrifie tout sur son passage. Attention, terrain glissant.

La Marjolaine :
Aucun lien de parenté avec celle de TF1, la Marjolaine dont il s’agit ici est mi-figue mi-raisin et a toujours tendance à vouloir en faire plus que les autres. On dit d’elle qu’elle fait sa « Marjolaine ». Par exemple, elle prétend savoir parler le langage des signes, alors que c’est plutôt le morse qu’elle pratique. Elle vous tire gentiment les cheveux pour que vous prêtiez attention à elle et se moque du bracelet à clou Tati qui habille votre poignet parce que, elle, plus forte que les autres, en possède un, mais voyez-vous, c’est un Chanel. Ceci dit, brasser du vent avec la Marjolaine est toujours un délice.


Allez, bonnes soirées mes petits choux …


Étude sociologique de la mouf, réalisé par les laboratoires Maboole



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