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Un, deux, trois, c’est toi qui y vas ! |
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Hourra ! Victoire ! Comment ? Vous n’êtes pas en train de fêtez ça par de grandes manifestations dans les rues de notre chère capitale ? Peut-être même n’êtes vous pas au courant de cette immense avancée dans notre société ! Et pourtant, ça a fait des titres assez gros dans la plupart de nos journaux ! Bon, puisque vous n’avez pas l’air de réagir, je vous mets sur la voie. Un certain dimanche de septembre 2004, le 26 exactement, vous avez voté. Enfin, pas exactement vous, mais des gens ont voté pour vous. Ca s’appelle le suffrage universel indirect et c’était les élections Sénatoriales. Et on arrêtera là le cours d’éducation civique. La grande avancée sociétale qu’ont relevée même les journaux du soir, c’est que le nombre de femmes élues au Sénat a quasiment doublé (là, j’imagine votre sourire ravi, sisi, ne niez pas !), pour passer de 34 à 62 (je vois d’ici que votre sourire se ternit), ce qui, finalement, ne représente que 19% des sénateurs ! (Ne pleurez pas !). Super efficace, la loi sur la parité ! Et pourtant, c’est beaucoup plus qu’à l’Assemblée Nationale où les femmes ne sont que 12%. En considérant que ces deux nobles assemblées président à notre avenir, nous sommes loin de voir se mettre en place une politique équilibrée ou équilibrante (d’ailleurs, y a même certaines déséquilibrées dont on se passerait bien, même si ça nous fait baisser de quelques pourcents). Ce qui est certain, c’est que le mode de scrutin a une influence majeure car, dès qu’intervient la proportionnelle avec des listes, le nombre de femmes élues augmente, alors que dès qu’il s’agit de scrutins nominaux, on stagne : on reste à 10, 4 % de femmes élues au niveau des départements, alors qu’on atteint 47,6% au niveau des régions et 43,6% aux niveaux de députés européens français (on atteignait déjà 31,7% au niveau des communes en 2001). Est-ce à dire que les électeurs et électrices eux-même sont misogynes ? Pas sûr Car les hommes peinent encore à laisser à des femmes les places de tête de liste. Même avec des listes où la parité est imposée par la loi, les femmes ne sont présentent en tête de ces listes que dans 17,9% des cas. Au final, si on se rapproche de la parité au niveau du nombre d’élus de régions, les femmes ne représentent plus que un peu plus du tiers des exécutifs régionaux (présidents et vices-présidents de régions). Même chose au niveau des communes en 2001 où les femmes représentent 31,7 % des conseillers municipaux, mais seulement 10,9% des maires. Où est donc la grande victoire annoncée ? Il y a un mouvement en marche, lentement, mais pas de quoi se réjouir encore cela dit sans vouloir vous casser le moral, mais il va falloir encore pousser un peu plus ces messieurs pour qu’ils nous fassent un peu de place. |
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Mireille |
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Source : Observatoire de la Parité entre les femmes et les hommes |
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