J'enfouis ma tête dans son cou. L'odeur de sa peau m'envahit. Elle me chavire complètement. Je me laisse aller contre elle et je me noie dans ses cheveux. Quand je descends sur ses épaules, sur ses bras, je sens l'animal qui est en moi se réveiller et se gaver de toutes les effluves qui se sont imprégnées dans sa peau. La douche n'a pas effacé les senteurs de son corps endormi. Ni l'odeur délicatement piquante de sa séance de sport. Je sens mes nerfs qui se tendent à la recherche des nouvelles senteurs qui naissent de son désir, sur son ventre où quelques gouttelettes perlent. Je m'attarde dans tous les plis de sa peau, humant, reniflant, petite animale caressante. Mais je suis rapidement happée par d'autres perles, d'autres gouttes dont le puissant parfum m'incite à explorer plus profondément cette zone précise d'où il semble provenir. Je m'y baigne, je m'y perds. Plus tard, je remonte le long de son corps, soûlée de l'odeur de son plaisir. Mes doigts sur nos lèvres, nous respirons le goût de son désir et de son plaisir.

 

 

Mireille