M6 a trouvé le gène du repassage !


Parfois je me dis que pour mon bien, je ferais mieux d’arrêter de regarder la télévision. Tard dans la nuit, après avoir sagement regardé Pop Stars et suivi les aventures de l’avocate romantique tourmentée. Nous n’avons pas éteint notre téléviseur (j’adore ce mot, je le trouve très désuet) et nous avons décidé de nous intéresser à l’émission de vulgarisation scientifique qui allait nous expliquer les différences (profondes) qui existent entre les filles et les garçons.

Chouette alors, nous sommes nous dit, nous allons enfin comprendre pourquoi on préfère les filles, peut être. Passé le générique, le gentil animateur nous présente les différents reportages et la nausée commence à poindre. Pourquoi les filles aiment le shopping et pas les garçons ? Pourquoi les greluches n’ont pas le sens de l’orientation et les mâles si ? et ainsi de suite. Chacune des thèses effrayantes précédemment citées étant étayées par des thèses scientifiques et expliquées par un spécialiste en la matière.

Conclusion des reportages, je simplifie, après tout moi aussi je peux être vulgaire euh non désolée vulgarisatrice. Alors les femmes, ça aime parler avec ses copines au téléphone pendant des heures ruinant ainsi les maris industrieux qui travaillent tard le soir pour payer leurs factures, ça adore aussi faire du shopping toujours dans l’optique de ruiner le mâle dominant qui lui n’apprécie pas du tout ça, c’est une perte de temps, non mais. Les gonzesses, elles doivent gagner moins de sous que leurs maris sinon ça le perturbe (reportage à l’appui), si elles ont des gosses et qu’elles travaillent, elles doivent quand même prendre le temps de torcher, nourrir, laver et coucher la progéniture, tandis que quand l’homme, le vrai, rentre du travail et qu’il prend du temps pour ses bambins malgré toute cette saine fatigue, LUI il joue, parce que le temps qu’il passe avec ses gosses est IMPORTANT. Oui madame, je passe les haricots (j’ai entendu le mot dans Urgences et j’ai adoré) et les sacs à vomi dans les rangs pour qui vous puissiez vous soulager.

Le pire étant, je me répète, que toutes ces thèses infâmes étaient défendues par des thèses scientifiques. Les hormones, des bidules dans le cerveau et ainsi de suite…

Devant toute cette masse d’informations, je me suis auto-analysée. Je n’aime pas le shopping, mais alors vraiment pas. Comme le garçon du reportage, je tire un plaisir inouï à trouver vite dans un magasin l’objet précis que je recherche. Je m’imagine déjà passant des heures à jouer avec mes enfants (ce qui ne m’empêchera pas, rassurez vous les filles, de les torcher). Je gagne pour l’instant plus d’argent que ma compagne ;-). Enfant, je n’ai jamais touché une barbie et je me suis attaquée très tôt aux playmobils, GI Joe et autres jeux guerriers.

Conclusion accablante je suis un homme selon les normes de la six.

Sous conclusion accablante, ma copine est une exécrable lesbienne (puisqu’elle sort avec un homme :-p)