Militante ? Moi ? Ben… euh… pffffffffffff... 


Militante ? Moi ? Tu rigoles ??????

Militante… Militeuse… Militaire… 

C'est pas moi, ça ! J'me sens pas du tout dans la peau du personnage. Et encore moins en ce moment. Je ne me suis jamais vraiment sentie portée vers un mouvement quelconque. Presque systématiquement un mouvement qui "milite" devient un groupe qui se bat CONTRE.

C'est toujours tellement plus facile de se regrouper pour lutter CONTRE.
C'est tellement plus difficile de parler d'une même voix POUR.
Pourtant je me dis souvent qu'il faut "faire quelque chose" ; et les militants, les militantes me fascinent par leur foi, leurs certitudes, la force de leur discours. 
Quand je préparais mon bac de français, en première, il y a 20 ans, j'ai été hypnotisée par l'Antigone de Jean Anouilh, par sa folie sans concession contre ceux qui transigent, qui tergiversent. Et l'année suivante, pour le bac de philo, il m'a fallu réfléchir à la place des extrémistes dans une société. C'était au moment de la mise en place des Ayatollahs en Iran… Depuis, chaque fois que j'entends des discours militants qui me répètent qu'il faut lutter CONTRE, qu'il faut se grouper pour faire barrage, qu'il faut attaquer les méchants, les exploiteurs, les pollueurs, les homophobes..., je me sens sur la touche, en retrait, à côté de la plaque…

Dilettante… Diletteuse… Délétère…

Avec l'envie de parler de la vie, de parler POUR la vie, POUR le rire, POUR l'amour… Tellement en décalage que parfois je n'ose même plus parler.
Et pourtant… Et pourtant, si nous commencions juste à regarder autour de nous, tout près, avec un petit peu plus d'amour, est-ce que ça ne ferait pas une différence ? Je sais, je suis une idéaliste dilettante, mais je commence juste à en avoir un peu moins honte.