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Mabootik La chronique de la gouine qu’aime bien les moufs Quand la science se mêle au sexe |
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Et à la bonne tranche de rigolade. Ce mois-ci, c’est le cerveau que nous allons chatouiller. Je ne pouvais passer à côté du livre qui deviendra votre bible dès demain : « L’Angoisse du Morpion avant le Coït ». Petites moufs* en soif de réponses, dès lecture de la chose, vous serez délivrées de vos questionnements du genre : « Est-il dangereux d’éternuer pendant un cunnilingus ? » Je ne sais pas comment la conversation est arrivée, là, en plein repas familial, entre la mère suçotant goulûment les pinces de ses crevettes géantes et le beau-père faisant la grève de la faim parce que le restaurant n’acceptait pas sa fille de poil, Naomi (Shitsu en forme de serpillière). Rien ne présageait que mon frangin me parlerait avec tant d’aisance de l’éjaculation féminine. Rien, mis à part peut-être, le fait que ma chère maman, dans un geste nerveux, fit éjaculer sa crevette dans mon œil. Je dois avouer que j’ai eu l’air un peu con quand le frérot se mit à me parler des glandes de Bartholin, responsables de la lubrification de notre washasha, alors même que j’ai encore du mal à comprendre par où je fais pipi ! Eh oui, ça arrive même aux meilleures. Et lui de rajouter que ces mêmes glandes n’étaient pas responsables de l’inondation nirvanique de certaines. J’ai eu doublement l’air con, lorsque par fierté, je fis ma marjolaine en tentant de lui expliquer pourquoi ses coucouniettes et celles de ses compatriotes mâles, pendent allégrement depuis des millénaires, au lieu de se nicher discrètement quelque part à l’intérieur. Esthétiquement ça serait plus design. Enfin ce que j’en sais moi, des testicules Cela dit, « ce n’est pas parce qu’on ne mange pas d’un certain pain, qu’il ne faut pas s’intéresser à sa fabrication » (dicton péruvien de l’ère protohistorique). Un peu vexée mais tout de même admirative, je m’inclinai devant l’érudition de mon aîné en lui demandant s’il pouvait répondre aussi à cette question couillue. Eh bien figurez-vous que oui ! Aussi bien en science vaginale qu’en testiculaire, mon frère fut un As ! Il me fallait à tout prix cette culture sexuelle z’et scientifique. Je le priai donc de partager avec moi son génie, quitte à le remercier en l’accompagnant observer les oiseaux, car c’est un passionné d’ornithologie, une sorte d’homme des bois. Tiens par exemple, la dernière fois, il a trouvé 1kg de girolles Excusez-moi, je m’égare. Bref, je trépignais à l’idée qu’il me fournisse enfin le livre de la connaissance. Il plongea alors sa main dans son sac en poual de Yack et en sortit le fameux, l’irremplaçable tout frais pêché du matin : « L’Angoisse du Morpion avant le Coït » écrit par Antonio Fischetti, scientifique de formation et journaliste à Charlie Hebdo. Évidemment pour la gouine chienne de garde et coincée du ciboulot, le titre peut effrayer. On lui conseillera donc de ne pas s’attarder sur la problématique du : « Le sperme est-il kascher ? » ou bien encore, « le prépuce est-il recyclable ? ». Pour les autres, tout est bon à lire. Sujets déroutants, réponses savantes et crises de fou rire garanties, ce livre répond très sérieusement à 36 questions. De « Peut-on se faire dépuceler par un tampax ? » en passant par « les homophobes sont-ils des homosexuels refoulés ? », vous saurez tout sur le zizi. Comme le dit Antonio : « ce n’est pas parce qu’on déconne que l’on dit que des conneries ! ». |
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Maboo |
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* Les moufs, mais aussi les mouflons, les mémés, les pépés Antonio Fischetti, « l’Angoisse du Morpion avant le Coït », Illus. Charb, chez Albin Michel, Prix : 8€50. |
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