Ca fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de
Q, non ? Certaines disent que c'est mon sujet favori, que je ne pense qu'à
ça… même pas vrai !!! Même si, bon, je l'avoue, j'y pense quand
même souvent.
Mais en fait d'histoire de Q, le sujet du jour c'est le film Q du Festival de
Cineffable de cette année.
Tous les ans, je me précipite à cette séance Q pour ne pas
faillir à ma réputation, et presque tous les ans je me suis vue contrainte
de sortir en cours de séance dés l'apparition des premières images
SM. Je suis trop douillette et la vue de la première pince à linge et de
la première chaîne me fait aussitôt frémir et fuir.
Et bien pour la première fois depuis longtemps, j'ai assisté à
toute la séance et avec beaucoup de plaisir en plus. En fait de séance de
cinéma il s'agissait plutôt d'une performance. En effet, Laura Weide,
habillée d'une jupette en cuir rouge et d'une guêpière noire, la
choucroute blonde en bataille et le sourire éclatant, veut absolument nous
réconcilier avec les images de la sexualité lesbienne
réalisées par des femmes et des lesbiennes pornographes. Pour cela elle
nous raconte avec passion l'histoire de la pornographie lesbienne, américaine
bien sûr, et nous présente des extraits de films commentés avec humour.
La traduction simultanée, assurée par Regan, valait aussi son pesant
de cacahouètes, dans un tout autre style, caleçon rouge à petits
dessins (j'ai beaucoup regretter mes jumelles de théâtre: était-ce
des petits cœurs ou des mickey ??), chaussures de clown rouge, des grands gestes et
parfois un léger embarras quand il fallait trouver une expression
française aussi imagée que les mots de Laura Weide.
Et les images, ahhhhh les images... Ca faisait longtemps que je n'avais pas autant
ri. Je vous passe les entrées en matière avec scénario indigent et
décor kitch nous présentant la promenade romantique au bord de la
rivière, la danse western, et la cowgirl qui culbute la paysanne.
Je suis restée complètement interloquée devant les
énormes vibromasseurs façon robot Marie des années 60. Imaginez
une pièce remplies de femmes en train de se masturber avec de monstrueux robots
de cuisine améliorés avec un accessoire qui n'a jamais été
fourni par Moulinex. Je crois que désormais je vais être très
perturbée quand je devrais mouliner ma soupe!!!
J'ai également cru halluciner devant cet autre accessoire qui ressemblait
à un combiné téléphonique sur lequel était
fixé 2 pointes oranges qui bougeaient: on arrête pas le progrès !!!
Je dois vous avouer que cette séance de Q n'a pas particulièrement
titillé ma libido, mais que j'ai beaucoup ri ce qui n'est déjà pas si
mal.