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Il y a une chose sur laquelle je m'interroge, je voudrais bien avoir l'avis des lectrices (et des lecteurs aussi, y'a pas de raison) là-dessus : soyons intéractives, que diable ! Je me demande dans quelle mesure l'homosxualité relève du choix. Parce qu'on dit"je n'ai pas choisi d'être homosexuel(le), si j'avais pu être hétéro, ça aurait été bien moins compliqué". Je pense que c'est vrai. Il s'agit plus d'une prise de conscience qu'autre chose. Le seul choix qu'on ait, c'est d'assumer ou non (si tant est que ça soit vraiment un choix, tout dépend du métier qu'on exerce, de la vie qu'on a, d'accord), peut-être que c'est pour ça que les sites gais et lesbiens, en anglais, sont souvent répertiriés sous la rubrique "lifestyle". Mais comment expliquer alors que, par exemple, une lesbienne dise : "je préfère sortir avec une fille PARCE QU'il y a plus de tendresse, de douceur, d'affection (etc, que sais-je encore) dans ce type de relation" ? En disant ça, elle semble rendre compte d'un choix, et pourtant elle n'a PAS choisi. Je suis éminemment perplexe. C'est comme cet argument qui dit, en gros : "l'amour entre deux personnes du même sexe, c'est mieux parce qu'on connaît déjà le corps de l'autre, on peut..." bla bla bla. Il y a toujours un "parce que", sur la légitimité duquel je m'interroge. Il y a un deuxième élément qui "m'interpelle quelque part au niveau du vécu" (j'aime bien jouer à la journaleuse !), dans ces affirmations : la comparaison : j'aime MIEUX. Les personnes qui disent ce genre de choses sont-elles toutes un peu bisexuelles ? Il me semble que la frontière n'est alors pas bien définie entre le choix et la détermination. Je me demande, dans ces conditions, dans quelle mesure il peut y avoir une "idéologie" de l'homosexualité. J'ai trop réfléchi, il me faut d'urgence une tartine Nutella-beurre (oui, c'est succulent, essayez !) pour nourrir mes cellules nerveuses. |