D'abord et avant toute chose, bravo aux filles qui ont organisé ce
festival ! Bravo pour cette organisation qui s'est incroyablement
améliorée depuis l'année dernière ! Et sous la tente qui accueillait
nos estomacs, j'ai été ravie de trouver salades, fruits, sandwichs...
GATEAUX (mais non je ne suis pas gourmande... c'est juste que j'aime
plutôt (!) le sucré... quoique le salé...). Et pour les palais desséchés
et les gorges asséchées par des discussions intenses et passionnantes
(mais est-il besoin de préciser que les Goudous ont forcément des
conversations passionnantes ? ...Mes chevilles ? Non, ça va pour le
moment), elles avaient tout prévu, pas de soucis à se faire de ce
côté là non plus ! Apparemment, la lesbienne est une goinfre, la nourriture
a parfois manqué certains soirs... Mais quelle idée aussi de s'empifrer
? Et votre ligne alors ?
Pourquoi je vous parle de nourriture alors que le festival était un
festival cinématographique et non gastronomique ? Mais c'est tout
simple ! Bien que parisienne, je n'ai eu la possibilité de venir au
festival que samedi (le 4 novembre) dans l'après-midi et après avoir
assisté à des débats sur "les lesbiennes et le web" et "la violence
dans le couple lesbien" et bien j'avais faim, voilà. Je n'ai, à mon
grand regret pas pu tout suivre... Je lance un appel à vous toutes
pour que nous organisions plus souvent ce genre de débats. Vue l'affluence
à "la violence...", la demande semble forte. Donc, qui se propose
pour organiser ces types de débats ???? Jé souis toute ouïe. Oui,
oui, j'entends effectivement les filles du CGL à Paris qui crient
haut et fort que tous les vendredis soirs sont réservés aux femmes,
entre autre pour débattre. Mais et ailleurs ? Car ( mais je me trompe
peut-être) Paris n'est pas la France... enfin je ne crois pas du moins...
En quelques mots, voici un résumé de ce que j'ai entendu à ces débats
:
"Les lesbiennes et le web" :
Première question : "qu'attendez-vous du web?".
Quelques timides voix se font entendre après un blanc : "Cela nous
permet de découvrir le milieu lesbien. On a des listes d'adresses
de sites ou d'associations, de petites annonces, des conversations
anonymes (c'est plus rassurant que des dicussions de vive-voix)..."
Suivie de questions dans le désordre et sans lien apparent pour moi,
"quelles censures ?", "pourquoi chatter ?", "quel avantage de la télé
sur le net ?"... Je ne peux pas vous donner réellement de réponses
à ces questions, j'avais plus l'impression qu'il s'agissait d'une
prise d'informations de la part de l'intervenante (en vue de créer
un site peut être ?), que d'un débat. Cela partait un peu dans tous
les sens. Entre temps, j'apprends par Valérie qu'à l'étage d'en dessous,
un autre débat se déroule "la violence dans le couple lesbien". Je
suis alors descendue écouter l'autre débat. Je ne peux vous en dire
plus car je n'ai assisté qu'à 45 minutes de celui-ci. En revanche,
Valérie vous a concocté un résumé
dans ce numéro.
Bref, donc les débats samedi après-midi, bien, mais trop rares !
Le soir, avec ma douce et des copines, nous voulions voir un film...
J'ai cherché désespérément à savoir de quoi traitait Novembermond,
film choisi pour passer dans la grande salle à 20h. Je dis "désespérément"
car, oui, il "suffisait" d'ouvrir le catalogue pour savoir de quoi
parlait le film, mais pour avoir le catalogue, il fallait venir au
festival quelques temps avant et ça, ce n'est pas forcément évident.
Je regrette un peu que, cette année, rien n'ait été mis sur le site
de cineffable au préalable. Mais je ne tape pas sur ce site-ami
! J'ai entendu dire que les filles ont eu des changements de dernières
minutes durs à gérer !
Donc... le soir, avec ma douce et des copines, voulant voir ce film...
nous sommes entrées, innocentes (vous en doutiez ?), dans la salle
dans l'espoir de nous amuser et de rire un peu... Ben... Euh... Novembermond
n'est pas ce qu'on pourrait appeler une comédie ! Seconde guerre mondiale,
nazis, viol, mort... Un samedi soir comme on en rêve... Comme on en
cauchemarde oui ! Pour la petite histoire, ce film date de 1978 et
était déjà passé sur Arte, au grand dam de certaines... Personnellement,
je suis sortie de là plutôt choquée. Certaines scènes sont assez violentes
et m'étaient assez difficiles à supporter... Et puis zut les filles
!!!! Quelle idée de programmer ce type de film un samedi soir !!!!!!
Hmmm, pardon... Avec le recul, je trouve toutefois que c'est un bon
film.
Voily voilou, le film terminé, nous sommes parties assez vite... car,
et là je vais encore râler (pour changer diront certaines!), l'air
était plutôt irrespirable. Oui je râle et je trouve impensable que
Monsieur Marlboro avec son chapeau à la Dallas soit omniprésent dans
un festival exclusivement féminin et lesbien de surcroît ! Non mais
! On aura tout vu !
Sur ce tout petit coup de gueule, je retourne dans mon nid douillet
pour fantasmer sur Sharon Stone que je n'ai même pas pu admirer dans
If this walls could talk (décidément, je ne suis vraiment pas
d'humeur gaie en ce moment...).