Comment reconnaître une vraie gouine ?



1/ Même si les faux-culs répondent que ce qu’elles regardent en premier chez une femme c’est son âme, tout le monde aura compris qu’il s’agit de son physique.

La première chose à observer car la moins cachée de l’iceberg c’est la coupe de cheveux… Elle a, au choix et dans le désordre, la coupe façon Jean Seberg (période À bout de souffle) avec ajout de spray ou gel pour faire Mode. Elle peut également avoir le look hérisson au dessus du crâne pour y faire tenir ses lunettes de soleil (Eh oui il n’y a pas que L’invisible qui en porte dans les cheveux). On ne s’attardera pas sur les coupes cheveux gras et queue de rat… Non là c’est trop me demander. Si la lesbienne porte les cheveux longs, alors les repères tombent. Mais oui, je me rassure moi-même, ça existe.


2/ On passe ensuite à l’habit qui fait la gouine…

Pour les plus gaillardes, le signe distinctif et toujours d’actualité (malheureusement) : LA CHEMISE BÛCHERON ouverte sur un tee-shirt blanc. Le tout rentré dans un Levis tenu par une grosse ceinture.
Il y a également et ce depuis quelques temps le look streetwear. La gouine aimant être à l’aise dans ses fringues.
Les chaussures sont toujours grosses. Elles permettent d’écraser la nana convoitée en boîte. Ben oui on commence une conversation par « Pardon » et le tour est joué.


3/ La démarche est primordiale pour reconnaître une vraie gouine…

Elle ressemble à Lucky Luke déambulant sur un boulevard extérieur en heure de pointe. Généralement on reconnaît la vraie gouine en regardant ses jambes écartées (Serait-ce l’usage intempestif d’un plug ?).


4/ Sa consommation d’alcool est aussi un élément important.

Pour les moins de trente ans, point de salut sans Despé. Pour les plus vieilles, le cuba libre ou le whisky sera de mise. La gouine boit. Tout le monde sait ça. Et c’est aussi pour ça que les tarifs des consommations dans les bars lesbiens sont élevés. Pourquoi se priver puisque la gouine consomme. Si vous arrivez à décrocher une fille un samedi soir et qu’elle vous entraîne chez elle, pas besoin d’apporter votre bouteille. La lesbienne – même si elle habite un minuscule studio – a son propre bar.


5/ Musique et Bouquins, la gouine a des mains et des oreilles.

Si vous doutez encore de l’orientation sexuelle de la fille – cheveux courts, boucle d’oreille à gauche, tatouage sur bras droit – qui vous invite à dîner, allez jeter un œil sur ses rayonnages. Elle aura la vie d’Héloïse de Marèges en trois tomes, les œuvres complètes de Renée Vivien, les policiers de Scoppetone, aura versé une larme sur les grands ouvrages d’Ellula Perrin et se remettra en question en lisant de la sociologie Queer. Au rayon musique vous trouverez évidemment Mylène, Mylène et Mylène, si elle se pense bilingue elle aura au moins un disque de Tracy Chapman et un de Kd Lang. Pour les plus vieilles on trouvera l’inévitable compil de Sanson et Nuit magique parce que quand même Catherine Lara est une sœur…


6/ La vraie gouine mange et part en vacances

Ça vous dit une raclette végétarienne ? Alors une salade composée ? Non parce que la gouine sait faire à manger. Attention… ! Un conseil, si vous voulez l’inviter au restaurant, demandez-lui si il y a des contre-indications. Si elle vous déballe une liste de trois kilomètres, pas de doute, elle est homo. Pour ce qui est de ses vacances, la vraie gouine aime fuir le luxe, le calme et la volupté. Elle partira avec son sac à dos et sa tente pour aller planter ses piquets sur un bout de caillasse ensoleillée. Mais restons en France par pitié. Parce que c’est en France que la vraie gouine pourra faire du macramé avec les abonnées de Lesbia.


7/ Conflit de génération

Évidemment, ce type de gouine est en voie de disparition. Elle est peu à peu remplacée par la nouvelle génération. Facilement reconnaissable par ses tatouages, ses piercing et son goût prononcé pour le look de Diam’s. La gouine nouvelle génération voudrait qu’on la laisse kiffer la vibe. Elle est un petit peu impolie (Entendez par là qu’elle adore courir sur la piste de danse en vous bousculant allégrement sans pour autant s’en excuser), elle n’est pas vraiment belle mais elle a un GENRE. Et après tout, pour reconnaître une vraie gouine… c’est tout ce qu’on lui demande.


(Non non je ne pense pas un traître mot de ce que je viens d’écrire…)


ZeInvisible


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