Mabootik
La chronique de la gouine qu’aime bien les moufs

Science : un spectacle comique peut-il virer à l’inénarrable flatulence ?



De Michael Youn à Michael Prout, il n’y a qu’un pas… Ou plutôt devrais-je dire : De Michael Youn à Michael Blurp* il n’y a qu’un prout !

Je le trouvais plutôt sympa le père Youn, bonne bouille, petit air mutin à 6 heures du mat lorsque cul nul il courait, mégaphone à la main, réveiller tristes joueurs d’échecs ou vendeurs de baignoires coincés du ciboulot. Bin oui quoi, il me faisait rire le vilain garnement ! Je lui aurais même fouetté ses petites fesses menues à mes heures hétérosexuelles, bon vraiment par inadvertance, mais j’aurais pu le faire. Et puis ça lui aurait plu. Je ne comprenais pas que Fogiel puisse le laminer en direct…

J’aime bien l’humour à deux balles, les trucs un peu gras. Je ne cache à personne que je me suis pissé dans la culotte en regardant les 11 Commandements. J’en ai même repris 2 fois. Si si, même pas honte ! Alors moi, bonne truite saumonée, quand il m’a dit que dans son spectacle Pluskapoil 2 le retour,  il allait faire preuve de tendresse tout en restant marrant, me suis dit « Ben ma vieille c’est l’occaz de laisser le cerveau à la maison, ça va être bon enfant, faudra pas trop lire entre les lignes, mais c’est pas grave, t’as pas envie de philosopher en ce moment… ». Je n’ai donc pas refusé les 2 places qu’on m’offrait toujours par inadvertance sans que je les eusse demandées…Mouahahah !

Eh bien putain, mes petiotes, heureusement qu’il n’y avait pas une bande de chiennes de garde dans la salle, y’aurait eu émeute ! Je me demande même si dans la salle il y avait des moufs à part moi et la mienne (de mouf).
étant arrivée à la bourre je me suis même demandé si on ne les avait pas fumigées à la poudre de GHB ! Elles étaient dociles à l’humour de Youn. Et ça, soit faut être droguée soit vraiment trop quiche.

Les 10 premières minutes c’était du Youn : un coup de chorée des Bratislava Boys, 200 litres de flotte balancée sur le premier rang. Rien de très surprenant, mais j’avais le sourire parce que moins couillonne que les autres (qui avaient bien voulu), je m’étais assise à équidistance de la bête et du fond de la salle, histoire de ne pas avoir la chance de monter sur scène pour une éventuelle participation et de protéger le triple verre de mes hublots protohistoriques de ses infâmes postillons (Il fut grippé ce soir-là).

Quelle idée lumineuse que j’eus là. Ne pouvant m’atteindre, il choisit dans le public une morue des bois pour partenaire. Je dis morue des bois, car cette pauvre fille fut bien une tarte. Il fit mine de la chevaucher à plusieurs reprise sans oublier de lui toucher la washasha plus de 2 fois tout en se foutant ouvertement de sa gueule, sans que celle-ci ne pipe (merdouille excusez le terme) mot. À sa place, je lui aurais arraché les testicules avec les dents à ce con.
Puis j’eus le regret de constater que le public – constitué principalement d’ados mâles et femelles boutonneux en pleine crise d’adolescence accompagnés de leurs parents dont le QI n’excède pas celui d’une huître – riait à gorges déployées dès que le Youn prononçait « bite, poil, chatte, sperme ». Et Dieu sait s’ils ont ri ce soir-là. « Champ lexical limité, bidonnage assuré », tel aurait pu être l’accroche de son spectacle.

Mais le pire là-dedans, ce ne sont pas les mots employés, ce sont les phrases sorties de sa bouche, véritables colliers de merde…
Exemple : « Euh, j’comprends pas pourquoi les filles, elles veulent pas qu’on les encule… Faudrait leur faire croire que ça fait maigrir, elle nous tendraient plus souvent leur cul. Ha ha ha ! ».
Et ce fut du même acabit pendant 1h30, seuil de ma tolérance.
Je sais, je peux en supporter des choses. Mon acupuncteur dit lorsqu’il entre en transe et qu’il connecte son inconscient au mien, que je suis courageuse comme une lionne… Et n’a pas tort le bougre ! Je lui aurais bien lacéré la gueule à coup de griffes au Michael… Mais la bienséance ne me le permit point. Certes j’aurais aussi pu prendre au 20e degré ses blagues vaseuses, mais vu qu’il regorgeait de ressource inépuisable en la matière, j’en fus abreuvée très rapidement. Je lui ai laissé mille chances, pensant qu’il allait relever le niveau…

Vint à moment donné un sketch où, déguisé en femme, le Youn apparaît sur un fauteuil roulant. Je me dis : « Il va foncer droit sur le public pour nous imiter une chute de la Mylène, il va faire mal à quelqu’un ça va me faire rire…». Ben non, la vieille bique ne tombe pas. C’est une « pute qui depuis son accident est à la bonne hauteur pour sucer des bites ».
Vous allez dire que j’exagère, que je dis ça parce que je suis de mauvaise humeur. Non non, le message de son spectacle était bel et bien : « La meuf est un garage à bites, n’hésitez pas bande de petits cons à les traiter comme des salopes, et ce par le pouvoir de votre sperme ancestral ».

Alors bon je ne suis pas féministe à outrance, j’excuse beaucoup de choses aux montées de testostérone car j’en ai moi-même et parfois il m’arrive de dire qu’une mouf est « bonne ». Je sais c’est pas joli joli pour une fille mais bon… Je crois que le pauvre Youn malgré sa triste mine après chaque laminage télévisuel ne se rend vraiment pas compte. Il ne se rend pas compte que la critique lui tend la main, lui montre du doigt que vraiment là les ados, ils n'ont pas besoin de lui pour être mal barrés. Ils se démerdent très bien tout seuls. Et qu’est ce qu’il en fait lui du doigt ? Hein je te le donne en mille Ginette : « Il se le met au cul ». Bin oui hein c’est plus rigolo, tu penses bien…
Le « lâcher de salopes » de Bigard, lui au moins avait le mérite d’être une belle métaphore dans l’esprit « Chasse Pêche et Tradition » que j’affectionne tant.

Finalement je comprends ce que voulait dire Stéphane Guillon hier soir à Youn lors de 20h10 Pétantes sur Canal.


Maboo


* Comprenez ici l’onomatopée indiquant la venue d’une pelote de réjection.


 © 2005 feesdulogis.net