Rien… Juste un mot…



C'est l'histoire d'une nana qui voudrait trouver le bonheur, simple et clair.

Vous me direz que c'est ce que tout le monde désire et cherche. Mais pourquoi ne pas écouter la suite de l'histoire, la quête de cette fille de 21 ans qui sort d'une adolescence comme beaucoup de gens ont eu. Cette jeune fille n'était pas exceptionnelle, elle était dans la moyenne dirons-nous. Sa seule différence par rapport à la masse était qu'elle était lesbienne mais pour elle ce n'était pas un frein à trouver son bonheur.
Vous me direz pourquoi trouver, pourquoi ne serait-il pas déjà là ? Eh bien nan, son adolescence avait laissé des brèches dans sa forteresse d’enfant que l’on tente d’aboutir pendant la période pubère pour devenir enfin adulte. Être adulte ne signifiait-il pas être fort, ne jamais flancher contre vents et marées ? C’est en tout cas la manière qu’elle se le représentait.
Mais Emily avait de trop grandes cicatrices dans sa carapace et alors beaucoup de choses filtraient, l’atteignaient, la touchaient. Elle doutait d’elle et de ses capacités à trouver son chemin.

Bien sûr, vous n’avez pas échappé au fait que Emily soit lesbienne, ça attire l’œil ! Elle est plutôt jolie, elle n’est pas canon canon mais elle n’est pas mal non plus. Elle est sortie avec pas mal de filles qu’elle a plus ou moins aimé.
Est-ce qu’être heureuse passe forcément par l’amour ?
Mais comment trouver un amour stable, équilibré, pas une relation unilatérale ni excessive, lorsque dans sa tête et son cœur on se sent ailleurs, étrangère, dans son monde…
Elle a aimé vraiment plusieurs filles. La dernière d’ailleurs était vraiment bien, presque parfaite. Mais cette femme était bien trop vivante, trop active pour Emily, car elle restait en arrière ou la suivait. Cela s’est mal fini car elle a commencé à devenir excessive dans sa relation, alors ça a éclaté et voilà Emily encore à terre.

Je suis sûre que vous vous demandez qui je suis ? J’existe parce que Emily le veut bien, c’est moi qui tire ces mots des affres de son cœur, je suis la personne qui l’empêche de dormir, d’avancer, de croire, je suis tout et rien à la fois. Elle me personnifie chaque matin en se regardant dans le miroir, je suis ses cernes, ses insomnies, ses remords, sa lassitude, ses erreurs, son ennui et ses actes manqués… sa dépression qu’elle ne peut vaincre car comment ferait-elle sans moi ? Je suis un parasite, je vis grâce à elle. Elle essaye chaque jour de me vaincre en s’occupant à faire diverses choses mais elle s’arrête toujours à mi-chemin. Alors on vit ensemble, colocation forcée.

Emily est comme beaucoup de monde, perdue… Elle est malade mais ne veut pas se soigner comment vivrait-elle sans moi ?
Son ex dit qu’un jour il faudrait qu’elle vainque ses vieux démons, ses 3 ou 4 viols (sa mémoire lui a sûrement joué un tour).
Mais Emily ne perd pas espoir de gagner, de guérir et de devenir heureuse.

Ce mot pour dire oui, la dépression est une maladie, un parasite qui détruit tout…


Emily


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