C'est le Printemps, tralala !
Oui bon, ce n'est pas encore vraiment le Printemps mais on sent qu'il approche.
La preuve : les Fées se dispersent, s'éparpillent, déménagent...
Prennez Ioanna et Karole, nos flasheuses à nous, elles ont déménagé !
Et elles n'ont plus de connection internet. Alors comme nous ne savons pas
manier Flash, forcément, on fait avec les moyens du bord... Tout ça pour dire
que ce mois-ci, pas de jolis titres animés. Ou alors la semaine prochaine,
quand elles pourront y travailler. Mais bon, on est là quand même ! ;)
(Io, Karole, reveneeeeeeeeeeeeeeeeeeeez !!!)
C'est le Printemps mais ça ne doit pas nous faire tout oublier. Comme les
dérapages à répétition de France Inter... Il y a quelques semaines, à propos
des procès pédophiles, ils ont laissé passer des propos intolérables comme
" Une enfance sans histoire, et pourtant, à 14 ans déjà, l'homosexualité est là. "
Les excellents journalistes de MédiaG
ont réussi à choper Bertrand Vannier, le directeur de l'information de
France Inter pour lui demander si vraiment c'était bien raisonnable tout ça...
Morceaux choisis :
Media-G.net : Toujours est-il qu'il y a eu dérapage.
Y a-t-il eu un débat interne au sein de la rédaction sur cette affaire ?
Bertrand Vannier : Il y a eu effectivement un débat en conférence de
rédaction. A France Inter, nous sommes assez démocratiques, vous savez !
Plusieurs journalistes ont affirmé avoir été frappés, choqués par ce qui
s'est dit sur l'antenne. Pour ma part, je dirais qu'il s'agit d'un glissement
sémantique. Le journaliste ne l'a pas fait exprès. Il n'y a pas eu dérapage
volontaire, il n'y a pas eu volonté de faire passer un message homophobe.
En fait, nous avons fait deux erreurs. D'abord, le journaliste n'a pas relu
son papier. Ensuite, nous, à Paris, nous n'avons pas réécouté le son avant
de le passer à l'antenne. Pour tout dire, c'est une vraie connerie !
Media-G.net : Etes-vous intervenu à France Inter et dans les
rédactions locales pour éviter à l'avenir un tel dérapage ?
Bertrand Vannier : Non puisqu'il n'y avait pas d'intention
malveillante. Je n'ai pas jugé utile de faire une note de service à toutes
les rédactions.
Nous retirons de cela plusieurs choses : d'une part, France Inter ne réécoute
pas toujours ses reportages avant de les passer, ce qui est inquiétant pour
sa réputation de radio sérieuse. D'autre part, à France Inter, il n'y a pas
de dérapage homophobe, il y a des "glissements sémantiques". Et bien entendu,
sur une radio de service public, censée véhiculer les idéaux de la République
Française (Liberté, Egalité, Fraternité, tout ça...) ça ne vaut certainement
pas un recadrage. Est-ce que bientôt nous aurons droit à des dérapages
sémantiques sur les immigrés comme il y en a trop souvent sur les femmes
sans que personne ne bouge à France Inter ou est-ce seulement réservé aux
homosexuels ?
Dans tous les cas, ce n'est même pas la peine de leur écrire pour leur faire
part de votre indignation : ils ne répondent pas à ce genre de courrier. Nous
le savons : nous en avons envoyé plein.
Dites-moi, est-ce que tout ça ne commencerait pas à ressembler à une radio
homophobe qui se fout ouvertement de la gueule de ses auditeurs et auditrices ?
Oups ! On a glissé sur une sémantique de France Inter !!!! Nous ne nous
excuserons donc pas. Mais bon c'est pas grave : c'est du pied gauche.