Editorial mars 2001


C'est le Printemps, tralala !

Oui bon, ce n'est pas encore vraiment le Printemps mais on sent qu'il approche. La preuve : les Fées se dispersent, s'éparpillent, déménagent...
Prennez Ioanna et Karole, nos flasheuses à nous, elles ont déménagé ! Et elles n'ont plus de connection internet. Alors comme nous ne savons pas manier Flash, forcément, on fait avec les moyens du bord... Tout ça pour dire que ce mois-ci, pas de jolis titres animés. Ou alors la semaine prochaine, quand elles pourront y travailler. Mais bon, on est là quand même ! ;)
(Io, Karole, reveneeeeeeeeeeeeeeeeeeeez !!!)

C'est le Printemps mais ça ne doit pas nous faire tout oublier. Comme les dérapages à répétition de France Inter... Il y a quelques semaines, à propos des procès pédophiles, ils ont laissé passer des propos intolérables comme " Une enfance sans histoire, et pourtant, à 14 ans déjà, l'homosexualité est là. "
Les excellents journalistes de MédiaG ont réussi à choper Bertrand Vannier, le directeur de l'information de France Inter pour lui demander si vraiment c'était bien raisonnable tout ça...
Morceaux choisis :
Media-G.net : Toujours est-il qu'il y a eu dérapage. Y a-t-il eu un débat interne au sein de la rédaction sur cette affaire ?
Bertrand Vannier : Il y a eu effectivement un débat en conférence de rédaction. A France Inter, nous sommes assez démocratiques, vous savez ! Plusieurs journalistes ont affirmé avoir été frappés, choqués par ce qui s'est dit sur l'antenne. Pour ma part, je dirais qu'il s'agit d'un glissement sémantique. Le journaliste ne l'a pas fait exprès. Il n'y a pas eu dérapage volontaire, il n'y a pas eu volonté de faire passer un message homophobe. En fait, nous avons fait deux erreurs. D'abord, le journaliste n'a pas relu son papier. Ensuite, nous, à Paris, nous n'avons pas réécouté le son avant de le passer à l'antenne. Pour tout dire, c'est une vraie connerie !
Media-G.net : Etes-vous intervenu à France Inter et dans les rédactions locales pour éviter à l'avenir un tel dérapage ?
Bertrand Vannier : Non puisqu'il n'y avait pas d'intention malveillante. Je n'ai pas jugé utile de faire une note de service à toutes les rédactions.


Nous retirons de cela plusieurs choses : d'une part, France Inter ne réécoute pas toujours ses reportages avant de les passer, ce qui est inquiétant pour sa réputation de radio sérieuse. D'autre part, à France Inter, il n'y a pas de dérapage homophobe, il y a des "glissements sémantiques". Et bien entendu, sur une radio de service public, censée véhiculer les idéaux de la République Française (Liberté, Egalité, Fraternité, tout ça...) ça ne vaut certainement pas un recadrage. Est-ce que bientôt nous aurons droit à des dérapages sémantiques sur les immigrés comme il y en a trop souvent sur les femmes sans que personne ne bouge à France Inter ou est-ce seulement réservé aux homosexuels ?

Dans tous les cas, ce n'est même pas la peine de leur écrire pour leur faire part de votre indignation : ils ne répondent pas à ce genre de courrier. Nous le savons : nous en avons envoyé plein.
Dites-moi, est-ce que tout ça ne commencerait pas à ressembler à une radio homophobe qui se fout ouvertement de la gueule de ses auditeurs et auditrices ?
Oups ! On a glissé sur une sémantique de France Inter !!!! Nous ne nous excuserons donc pas. Mais bon c'est pas grave : c'est du pied gauche.

Frédérique et Carole pour Les Fées du Logis



Prochain numéro : autour du 20 avril