X-périence démographique



Mes petits bouchons, nous tentions le mois précédent de répondre à une question plus que préoccupante : « Pourquoi ?». Nous en sommes venues à nous rendre compte que le « comment » n’était pas non plus une valeur sûre du questionnement. It’s why *, pour le mois de mai, nous allons changer notre fusil d’épaule et nous pencher sur la vaste énigme du « Combien ». Terrain glissant ?

Pour celles qui voudraient encore attirer les projecteurs sur leur joli minois, en faisant semblant de ne rien comprendre, relisez un de vos classiques. Ci-gît, en face de vous, votre ordi où vous retrouverez aisément la chronique du mois dernier.
Oui, mais combien de quoi ou de qui me demanderez-vous ? Bin, de moufs, pardi ! Combien de moufs qui, optionnellement – certaines, sur une erreur de jugement ou après une cuite bien trempée – seraient susceptibles, par inadvertance, de devenir TA mouf. Oui, toi, là, femme célibataire qui me regarde avec étonnement. Ah ah ah, on fait moins la maligne, là, hein ? On s’intéresse de plus près au sujet, petite saligaude !
Allez, les filles, fouillez dans vos trousses Chanel et Ricard et munissez-vous d’une gomme et d’un crayon. Ensemble, nous allons tenter de comptabiliser tout ce petit monde. Aficionados des Chiffres et des Lettres, c’est le moment ou jamais de briller par votre sens mathématique. Bien évidemment, j’autorise les calculettes.
Allons faire un petit tour au niveau des statistiques pour connaître le nombre approximatif de moufs en France. Après, nous irons de subdivision en subdivision. Munissons-nous du « Quid » que Mamie nous a offert à la Nouyelle. Ha ! Cette Mamie, toujours prête à participer aux opérations les plus complexes. Dois-je rappeler que c’est elle qui nous a appris à compter, cuisiner, coudre et tricoter, à dire « bonjour, s’il vu pli, et merci môdam !». Bref, à devenir une femme exemplaire et bonne à marier, enfin pour certaines… Les autres se retrouvent, comme moi, à faire des calculs improbables pour se rassurer. Mais arrêtons là de tergiverser et comptons mes petiotes, comptons… Sachant que :
  • Plus de la moitié de la population française est faite de moufs. Nous pouvons d’ores et déjà nous baser sur le nombre de : 30 millions de moufs ! On se calme…
  • Toujours d’après des sources sûres, il y a 3,5 millions de moufs seules ! Les filles, attachez vos copines qui commencent à aboyer, s’il vous plaît, ça fait désordre.
  • Ma moman a toujours dit à mon frère qu’il y avait 7 moufs pour un homme. Que si y’en a 7 pour un homme, pourquoi il y en aurait pas autant pour une femme ?
  • Dans ces 7, il faut bien en enlever une, celle qui correspond à ta petite personne : tu ne vas tout de même pas sortir avec ton frère ou avec toi-même ? Il en reste donc 6.
  • Sur ces 6, il y en a bien une que la chasteté poussera à devenir une seconde Mère Thérésa : 6 – 1 = 5
  • A ce résultat, il faut bien en enlever la moitié, puisque des hétérotes qui ne sont absolument pas détournables et ce, malgré ton charme légendaire, sont aussi à comptabiliser : 5 ÷ 2 = 2,5. Bon, à ce stade-là, on s’aperçoit que la mouf se fait rare !
  • Dans le tas y’a ta meilleure pote et que Non Non Non, déontologiquement, ça ne se fait pas : 2,5 – 1 = 1,5
  • Finalement, malheureusement, sur ce qu’il reste de moufs en France, y’en a une qui, sur 7, ne veut pas sortir avec toua, incompatibilité d’humeur oblige : 1,5 – 1 = 0,5
  • Cela ne fait pas bézef, je te l’accorde, mais Alléluia, ce 0,5 est à toi, rien qu’à toi, aussi vrai que E = M6 au carré et oui madam’ !
Je te la présente, elle fait 1m12, s’appelle Micheline et t’attend depuis des lustres, la bave au coin des lèvres et te sera fidèle ad vitam aeternam. Alors heureuse ? Ça ne vaut pas le coup de passer quelques heures à calculer son bonheur ?


Maboo d'Einstein


* En anglais, dans le texte, pour ne pas faire doublon de « pourquoi ». Rhétorique oblige, mesdames…





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