On se retourne !



L’analingus, l’anulingus, l’anulinctus, l’anilingus… Dites comme vous le sentez parce que bon, même si tout le monde sait que l’essentiel est dans Lactel, y’a pas de mal à se faire du bien.
On ne sait jamais comment ça se dit, mais on est sûre d’une chose… On sait ce que c’est !
Si le mois dernier, certaines furent intéressées un tant soit peu par mon humble explication sur le cunnilingus, deux ou trois en furent choquées. Et c’est pourquoi, vilaine gouine que je suis, ce mois-ci je retourne tout le monde pour attaquer la version recto du cunni : l’anu, l’ana, l’ani qui est aussi mon ami. Et qui deviendra peut-être le vôtre.

Commençons d’abord par rectifier une contre-vérité : CE N’EST PAS SALE
Voilà, c’est dit, c’est fait, je ne vais pas écrire une ligne de plus. D’ailleurs, il suffit de vous promener sur le chan des fées pour dialer avec quelques personnes de mauvais goût qui vous balanceront deux trois vannes à ce sujet (remplies de fautes d’orthographe).
Non, non, pas de pseudos…
Si le cunni fait l’unanimité chez les lesbiennes, l’art de se retourner a beaucoup moins d’adeptes… Et pourquoi vous demandez-vous ?
Parce que les lesbiennes correspondent bien trop souvent à cette petite insulte qui ne fait pas de mal : Coincées du cullllllllllllllllllllllll
Oui les filles sont, en général, assez coincées du cul.
Je ne vais pas vous faire le coup de Perec avec son « Je me souviens » mais quand même…
Je me souviens d’une époque pas si lointaine où parler de pénétration était tabou en comité de lecture de Lesbia.
Je me souviens d’une époque où le seul fait de prononcer Gode transformait toute une assemblée de butches soixante-huitarde en hyènes austères et psychopathes.
Alors quand il a fallu pour la première fois aborder le versant nord de la FEMME, je me suis retrouvée virée :
Du festival de film de femmes de Créteil
De la fête de Lesbia à l’espace Voltaire
Du gîte de Mademoiselle V. à Goussainville
Et oui, c’est grâce à ma première évocation de l’anulingus que je suis devenue une vraie gouine en comparaison de toutes les lesbiennes qui hantaient mes jours et mes nuits.
Depuis, je suis passée maître en la matière.
J’ai fait ma sélection par le dos.

Il est évident qu’il n’est point aisé, quand on se retrouve par le plus grand des hasards (si si), sur une piste de danse exclusivement féminine, d’argumenter sur les bienfaits de l’anulingus. Non pas que ça dérange, mais parce que sortir : « Tu vois, franchement, ce que j’aime chez toi, c’est ton petit cul. Ça me donne envie d’y glisser ma langue. » pendant que Diam’s vous hurle dans les oreilles (que vous avez fort jolies au demeurant) : « Sois kiffe et la faille ne me stresse pas… Tu fais la meuf in … Mais nous on le sait que t'as pompé ton style sur Beyoncé », et bien ça ne le fait pas !
Si vous vous sentez l’âme aventureuse et que votre conquête d’une heure, d’une nuit, d’une semaine, d’une vie vous inspire les plus sombres désirs… Attendez un peu avant de foncer tête baissée/bouche ouverte/langue sortie entre ses fesses.
C’est simple : ÇA NE SE FAIT PAS.
Mais ce n’est pas la peine, non plus, d’en discuter avec elle avant.
Non la méthode la plus simple, et qui vaut pour tout un tas d’autre chose, est de descendre de la nuque aux fesses sans crier gare. Vous verrez bien, alors, si la miss est open.
Si elle se laisse faire, n’allez pas imaginer pour autant que vous pourrez passer à la phase supérieure : la sodomie. Cela n’a rien à voir, entendons-nous bien. Mais j’y reviendrai dans quelques mois.
Non si la miss se laisse attendrir par votre langue, c’est que quelque chose en vous l’autorise à se laisser aller.

Evidemment, les conseils prodigués le mois dernier pour le cunnilingus valent également pour la version de dos.
Ne pas se tromper d’endroit.
Ne pas prendre son corps pour des carreaux à nettoyer.
Dernière chose pour les petites jeunes que rien n’effraie : Ce n’est pas la peine de dire après « Alors t’as aimé ça hein ? »
Non, non, non… Ne faites jamais ça.

Le mois prochain, si je ne fais pas ma méchante au sujet de la Gay Pride, je vous parlerai des sex-toys.
Paix à leur âme…


ZeInvisible


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