Une fenêtre et deux goudous - Cauchemar

 

Je n'arrête pas de faire le même rêve, le même cauchemar...

La fenêtre vole en éclats. C'est seulement après que je m'aperçois qu'il fait nuit. C'est seulement après que j'entends les cris.

Je suis recroquevillée sous mes draps et je n'ose pas bouger.

Je vois passer des lumières dans la rue. J'entends les cris et les bruits de bottes. D'autres fenêtres volent en éclat.

Tout s'arrête avec les premières lueurs du matin. Je me lève, encore un peu tremblante et je regarde ma rue.

Tout est détruit... Toutes les fenêtres sont casées et sur les murs, des graffitis menaçants : "à mort les juifs", "dehors les arabes", "sale polack", "sale macaronis", "les pédés au bûcher", "les gouines au bordel"...

Tous les habitants de la rue regardent comme moi le désastre sans comprendre ce qui s'est passé. Je me retourne vers ma belle qui m'a suivi et je lis la peur dans ces yeux, la même peur que je sens dans mon ventre.

Et la je me réveille en sursaut. Ca n'est pas arrivé ! Ouf...

Mais je ne peux plus me rendormir.

 

 

    

Mireille