À toutes les femmes que j’ai aimées avant...


Je m’excuse par avance d’emprunter mes titres à la variété français, dans ce qu’elle a de plus lamentable, mais bon ça illustre parfaitement mon propos. En discutant avec ma moitié, j’ai constaté que nous avions été marquées toutes les deux dans notre enfance puis notre adolescence par des filles plus charismatiques que d’autres - entendez par là qui n’avaient peut être pas souffert (dans mon cas en particulier) des affres de l’adolescence - et que toutes hétéros que nous étions à l’époque nous nous sommes amourachées de ces créatures.

Je me souviens personnellement de la jolie Stéphanie qui « faisait la route » tous les soirs avec moi pour rentrer du collège. Elle s’arrêtait à la « sous-préf » où travaillait sa maman alors que de mon côté je traversais le pont pour regagner mes pénates. Bon tout cela est resté archi platonique puisque à l’époque j’imputais mon manque d’intérêt pour les garçons à une certaine immaturité, la mienne ou la leur mystère ? Mes parents ont eu par la suite le bon goût de me mettre dans un lycée où les filles s’habillaient comme des sacs à patates ou avaient au contraire une féminité tellement outrageante qu’elle en était forcément rebutante. Mon attrait pour les jeunes filles a donc été mis en sommeil pendant deux longues années même si parfois en longeant la « sous-préf » pour regagner mon domicile je songeais avec émotion à la jolie Steph.

Ma seconde grande passion amoureuse et néanmoins tristement platonique est née au début de ma Terminale. Je ne m’étendrai pas sur un sujet encore douloureux et encore moins sur celle qui aurait pu l’éclipser dans mon cœur puisque l’heureuse élue figure encore parmi mon cercle d’amies. Je m’amuse à l’idée du trouble que cette dernière allégation va jeter dans l’esprit de mes dernières amies hétérosexuelles.

Enfin pour en venir au cas de la femme qui partage ma vie, tout est plus simple. Elle a eu la chance de ne pas subir toutes ces turpitudes. La petite s’est en effet décidée très tôt à assumer sa sexualité déviante. Dès 18 ans, elle s’est donc jetée à corps perdu et pour mon plus grand bonheur dans le vice. On recense quand même quelques signes avant coureurs de ces futures orientations sexuelles dans des amitiés particulières avec de jolies filles. Précoce dans tous les cas de figure, ma petite chérie car dès la maternelle, elle était transportée d’une passion irrésistible pour une écolière à la chevelure remarquable.

J’ai abandonné tout espoir de retrouver la jolie Stéphanie... probablement devenue une atroce matrone homophobe... Qui sait peut être qu’une lectrice se reconnaîtra dans ses lignes...