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Ce n’est ni un secret ni une surprise. Dans la droite ligne du mariage gay se profile un débat sur l’homoparentalité.
Alors que l’homophobie ne mobilise pas vraiment notre classe politique, pas plus qu’elle n’est un thème porteur pour les sociologues ou psychologues ayant facilement accès aux médias, la question des enfants de pédés et de gouines sonne assez facilement le rappel.

On en a entendu des sentences définitives ces derniers jours. Entre ceux qui s’étonnent que les homos, si subversifs dans leur « choix » d’orientation sexuelle, se raccrochent ainsi à la normalité et ceux qui s’insurgent contre la revendication égoïste d’un « droit à l’enfant », « l’opinion publique », qui n’attend que de se faire brosser dans le sens du poil, est bien servie.
On nous parle d’études mystérieuses qui prouveraient que les familles homoparentales feraient subir aux enfants les pires traumas. On nous dit que les études qui prouvent le contraire sont partisanes. Mais qui se demande quelle est la validité des premières ? Sont-elles faites par les mêmes spécialistes qui indiquent aux heureux parents hétérosexuels que, pour faire un enfant heureux, il faut que la maman lâche du lest et le papa reprenne les rênes ? Ou qu’au contraire, il faut que la maman allaite jusqu’à 18 mois et que le papa accepte d’être mis à l’écart (qu’il ne s’en fasse pas, il aura plus tard le rôle envié de jouer le gendarme) ? Feuilletez les ouvrages destinés aux parents ou futurs parents, ils sont truffés de conseils aussi impératifs que contradictoires. Avec une constante : c’est souvent de la faute de la maman quand même… Passons.

Alors, lorsqu’on affirme, statistiques à la main (Quelles statistiques ? Sur quel échantillon ? Traitées par qui et comment ?), que ce n’est pas bon pour les enfants d’être fils de gouine ou fille de pédé, doit-on vraiment accorder un crédit sans limite ?
Et si on va par là, à s’interroger sur le bien-fondé du désir d’enfants chez tel ou tel couple, pourquoi donc limiter la démarche aux couples homos ? Les autres enfants n’ont-ils pas droit eux aussi à une réflexion en amont, une réflexion préventive ? Qui aura le droit de faire des enfants ? Les couples binationaux risquent également de faire souffrir leurs enfants, après tout, le choc des cultures peut faire des bleus et des bosses… Les handicapés ne devraient-ils pas s’interroger eux aussi ? Les couple hétérosexuels qui, après l’achat du logement et la promotion, mettent en route leur premier enfant, ont-ils suffisamment réfléchi ou reproduisent-ils en même temps qu’eux-mêmes un vieux schéma qu’ils n’ont jamais vraiment réalisé ? Et surtout, qui va décider de qui aura le droit de faire des enfants ?
Personne ne semble se poser ces questions, pourtant essentielles, parmi les pourfendeurs de l’homoparentalité. Pire, la plupart jette un voile pudique (ou gêné) sur ces « enfants-là »… Parce que, non contents de revendiquer à tort et à travers une égalité de droits *, les homos n’ont même pas attendu la permission pour faire des enfants !

Ce qui est étonnant, c’est que ces enfants sont si malheureux, si mal dans leur peau qu’on ne les remarque visiblement pas. Comparés aux enfants des couples hétérosexuels, qui sont tous si équilibrés, c’est bien connu, ces « enfants-là » sont tout simplement… pareils.
Parfois, il arrive qu’on leur fasse comprendre que leurs parents sont quand même un peu des pédés sexuels, mais les enfants de divorcés, les métisses ou les enfants dont le papa ou la maman est en fauteuil roulant, marche avec une canne blanche ou parle avec les mains en entendent aussi des vertes et des pas mûres. Va-t-on le reprocher à leurs parents ?

Commençons d’abord par faire reculer l’homophobie, les enfants d’homos ne s’en porteront pas plus mal.


Fred


* Probablement dans une logique consumériste insufflée par le fameux lobby gay, celui-là même qui fait que le pouvoir gay ne cesse de grimper. Et qui finira certainement jusque dans nos bras, pour égorger nos fils et nos compagnes, si on les laisse faire.


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