Suite et fin : Où ?



Mes petits choux, c’est à la demande générale – enfin pour le moment, je n’en ai trouvé qu’une seule qui suit : nous l’appellerons Madame D – qu’en ce mois de juin, je vais tenter de mettre fin à cette magnifique trilogie du questionnement. Après, je vous le promets, nous reviendrons à des sujets beaucoup plus légers, soleil et bronzette obligent. Nous veillerons dès lors à ne pas trop griller le peu de neurones qui nous restent en été et parlerons pouals, moufs et j’en passe. J’en vois là-bas au fond qui trépignent d’impatience… Du calme, encore un peu de concentration !

Pour celles qui seraient perdues dans leurs notes et qui auraient égaré leur bible (ancien n° des fées), je vais vous rafraîchir la mémoire. En mars dernier, nous décortiquions, telles des archéologues en herbe, le pourquoi du comment : les conclusions ne furent pas celles escomptées et nous en arrivâmes à rejeter la faute sur la nature qui est responsable si… Ensuite, nous avons frénétiquement calculé combien de moufs en France seraient susceptibles de devenir TA mouf à toi. Sur les 30 millions de françaises, nous en sommes arrivées à décompter un petit 0,5 dénommé Micheline, 1m12, dont la production de bave est à l’égal de celle d’un gremlin’s en rut.

Alors, même si le tableau est peu ragoûtant, j’en connais au moins une qui souhaite rencontrer Micheline, sa promise.
En effet, un soir de déboire, vint me trouver cette fameuse Madame D. Ayant été éblouie par le prénom et la description de ce 0,5 qui l’attend quelque part par là, cette Mme D me supplia pendant des heures de l’aider dans sa quête de la Micheline. C’est pourquoi aujourd’hui mon bon cœur me mène à boucler la boucle et à répondre à sa question : Où ?

« Où quoi ? », allez-vous me demander. « Où qu’elle peut la trouver sa Micheline pardi !? » Eh bien, Mme D, même si je suis tentée de vous prescrire le célibat ou une bonne dose d’onanisme, je vais vous indiquer le chemin car je sais bien que votre soif de mouf vous rend la bouche bien trop sèche, ce qui pourrait vous provoquer une gingivite.
La Micheline, oiseau en mutation, traîne souvent dans les bars de filles et commence à grogner dès qu’elle aperçoit un mâle car son esprit n’est pas très large. Elle porte aussi les lunettes de ses 10 ans car l’esthétique, c’est pas trop son truc, et a toujours la langue dehors à la recherche du contact buccal.
Mme D, si vous ne trouvez pas votre bonheur dans ces dits bars lesbiens, allez faire un tour le dimanche dans l’église de votre bourgade car un curé bienveillant aura peut-être eu la bonne idée de l’enfermer tel Quasimodo dans le clocher.

Dès que vous l’aurez trouvée, point de panique si vous n’avez pas un kopeck en poche. Car ce qu’elle aimera en vous, c’est votre humour. Devant une bonne bière fraîche ou une hostie, vous n’aurez qu’à lui offrir une petite thérapie sémantique qui fera dorer le blason de ce premier tête-à-tête. Déconcertée par la beauté de la belle, peut-être vous sentirez-vous mollasse du compliment. Mais que nenni, c’est en zieutant le plat qui vous fera face qu’une tirade bien malhabile, mais tombant à pic, vous viendra aux lèvres : « Micheline, je te boufferais bien le cul. »
Je peux vous assurer que cela aura son effet : au mieux, elle se mettra à gloussoter, au pire vous prendrez un revers bien mérité. Car la Micheline, même si c’est le portrait craché d’un pokémon en putréfaction, reste une femme et la femme, ma petite Mme D, il faut la traiter avec égard !


Maboole


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