Pride toulousaine




Par un temps pareil, j'aurais sans doute été mieux au bord de la piscine, mais bon, je l'avais promis, juré à des amies, cette année enfin j'allais défiler pour la Gay Pride. La géographie toulousaine évoquant assez peu de choses au commun des lectrices des fées, je vais donc vous épargner le détail du parcours. Je tiens quand même à vous signaler que c'est sur la place Wilson, lieu du rassemblement, que j'ai avoué, tout bas pour que personne ne m'entende, à mes camarades de marche forcée, que j'allais amorcer ma première Gay Pride. Bon, j'ai 26 ans, déjà (sanglot étouffé), mais je ne suis passée pro en homosexualité que depuis trois ans, ça joue. Elles m'ont épargné tout bizutage grotesque, je profite de ces quelques lignes pour les remercier.

À un moment, je me suis tournée vers la personne qui m'accompagnait pour lui avouer, les larmes aux yeux, que ma petite femme me manquait. Elle avait un mot pour ne pas venir, c'était l'anniversaire de son père. J'aurais bien aimé qu'elle soit là pour pouvoir l'embrasser tranquillement, avec la langue et tout, au milieu de cette foule amicale. Pour me consoler, mes accompagnatrices m'ont permis d'acheter une glace.

Pour conclure ces quelques lignes édifiantes - ne restez pas bloquées sur le passage des poils, merci - d'après les organisateurs et les marcheurs, le défilé était moins bien que le précédent, pas assez de chars, de monde, trop chaud... Personnellement, je l'ai beaucoup apprécié. Les premières fois, c'est toujours top, non ?