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Son corps
est éclairé par un rayon de lune qui s'infiltre entre
les rideaux de la chambre. En dormant, elle a repoussé les draps
pour profiter de la douceur de l'air. Mes yeux caressent doucement sa
peau, goûtant chaque reflet comme un frisson. Les ombres m'attirent
encore plus. Ma rétine réinvente la peau qui s'y abrite
langoureusement. Dans un creux voilé de ses cheveux je devine
la pente de sa nuque. La lune crée des motifs étranges
sur ses omoplates. Si je suis le chemin qu'elles m'indiquent, je glisse
sur son flanc droit et découvre la naissance d'un sein enfoui
dans le drap. Si je les remonte en sens inverse je glisse le long de
sa colonne vertébrale et je me perds dans le creux de ses reins.
Je reste longtemps à passer de l'ombre à la lumière
en promenant mon regard d'une courbe à l'autre. Mes pupilles
s'affolent en s'insinuant entre ses fesses et en imaginant, un peu plus
bas, contre les draps, la douceur de son sexe. Lente caresse tout au
long de ses jambes, jusqu'à la pointe de chacun de ses orteils.
Je revois tous ces frissons qui se transforment en arcs-en-ciel dans
ses yeux à elle et à la regarder ainsi pendant de longues
minutes je sens encore ce feu d'artifice dans mes veines.