J'ai souvent le droit à des questions du genre : " j'amène mon mec,
ça ne te dérange pas ? " ou " il y aura des mecs à la soirée,
c'est ok pour toi ? ". A chaque fois je me retrouve avec une tronche déconcertée,
répondant "mais
pourquoi tu me dis ça ?! ", " baaaahh parce que... " ... Quoi
?!! parce que je suis gouine on pense que je me trimballe toujours avec une tronçonneuse
pour trucider les garçons qui osent croiser mon regard ?! ( Faut arrêter de
regarder "Xena" ! ) Parce que je suis gouine j'ai des furoncles qui
sortent quand un garçon m'adresse la parole ?! Et parce que je suis gouine je
suis supposée fuir dégoûtée dès qu'on parle de bites ?!...
Alors je ne dois pas être gouine... Ou plutôt : je ne suis pas la gouine de
l'imaginaire stéréotypé hétéro (faut penser à se renouveler de temps en
temps les hétéros ! ).
Désolée, mais je n'ai aucune haine, répulsion ou dégoût envers les hommes.
Le fait que je sois actuellement attirée émotionnellement et sexuellement par
les femmes ne signifie pas que parallèlement je rejette les hommes ; je ne
fonctionne pas par équation "aimer/désirer les filles = détester les
gars".
Je ne supporte pas les mecs lourdos-beaufs-machos, style supporter de foot caricatural,
dragueur minable et Suprême-Mec (le roi des pouffiasses), mais
1) Je doute que seules les nanas gouines insupportent ces spécimens
(si, si, je vous promets j'ai AUSSI des copines hétéros et bis qui ont du mal
! ),
2) Ces spécimens ne sont pas exclusivement masculins, la gouine
lourdos-beauf-macho existe !
* Attention, je précise que la p'tite butch macho-frimeuse m'attendrit souvent
! : ) C'est le machisme synonyme de supériorité qui m'agresse, pas le machisme
que je considère plus comme "virilité séductrice". *
Il est commun de constater que l'idée du PD qui a des copines est plus évidente
que la gouine et ses copains. Pourtant je ne crois pas être une exception en
ayant des copains et en aimant m'en faire de nouveaux (et pas pour les castrer
et manger ! ).
D'ailleurs, certaines gouines aussi ont du mal à me voir apprécier les mecs :
il y en a qui me regardent de travers quand je dis que je me sens parfois étouffer
dans les lieux lesbiens non-mixtes (sans pour autant cracher dessus)... et expliquer les cris d'horreur quand je dis que j'aime les godes -
et que mon prochain chat s'appellera Dildo - , ce sera pour un prochain article
!