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D'où vient cette phobie atterrante ? Peut-être d'une discussion entre ma grand-mère et ma mère durant mon adolescence. En effet, lorsque l'auteure de mes jours eut signalé à ma mamie abhorrée « que j'étais réglée », elle lui conseilla de « me faire examiner » au plus vite. La visite n'a jamais eu lieu. Plus tard, à ma majorité, j'ai tremblé sentant mon heure venue quand le dermatologue m'a annoncé qu'il devait me prescrire la pilule en complément du médicament criminel* destiné à soigner mon acné. A cette occasion, j'ai appris que n'importe quel médecin pouvait me faire prendre un contraceptif sans qu'aucun examen ne soit nécessaire et que, décidément, je n'étais pas enceinte. Pendant ce temps là, mes amies, à peine la première relation sexuelle consommée, se ruaient chez le gynéco pour un oui ou pour un non et aimaient à raconter avec beaucoup de détails l'examen. De mon côté, j'évitais aussi bien le gynéco que les relations sexuelles et je continuais à subir des tests de grossesse sans fondement. Puis mon destin est devenu plus agréable, j'ai assumé ma part obscure et j'ai rejoint la communauté de celles qui fuient le gynéco, enfin, c'est ce que je croyais. Jusqu'au jour où Mimi a abordé ce pénible sujet… Il ne me reste
que de mauvaises raisons pour éviter l'examen fatidique. D'abord,
je suis très pudique et très vieille France (j'entends qu'on se moque…).
Je suis de celles qui pensent qu'on ne couche que par amour et qui
ne se déshabillent qu'au soir de leurs noces devant l'être aimée.
OK, j'exagère un peu… rien ne m'oblige en effet à coucher avec ma
gynéco si je ne l'aime pas :opppppp |
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