L'année 2004 serait-elle l'année de la foufoune en bonne santé ?
On se le souhaite en tout cas et pour atteindre cet objectif certaines Fées du Logis se sont dévouées pour raconter (avec des détails et tout ! En exclusivité !) leur première visite chez une gynécologue.

Il ne s'agit pas pour nous de montrer à quel point c'est un affreux moment et qu'il vaut bien mieux faire l'autruche que de prendre son courage à deux mains... Simplement... si pour les plus chanceuses d'entre nous, c'est juste une formalité dont la principale difficulté réside dans l'obtention d'un rendez-vous (Comment ça pas avant juillet 2007 ?), pour les autres, la démarche relève parfois du parcours de la combattante.

Les femmes qui prennent une contraception sont amenées plus naturellement à consulter une foufounologue, mais les autres, celles qui forniquent, mais pas avec des messieurs, sont souvent très douées pour se trouver des tas d'excuses...
Pourtant, une visite chez un ou une gynécologue a certains avantages non négligeables :

– dépistage des cancers génitaux
– dépistage du cancer du sein
– dépistage de MST
– soin des règles douloureuses

Et puis, les filles... vous n'êtes peut-être pas au courant, mais la gynécologie médicale a eu chaud récemment... et si aujourd'hui un diplôme de gynécologie a été créé, cette discipline ne fait pas vraiment partie des préférées des étudiant-e-s en médecine pour tout un tas de raisons. Je ne sais pas vous, mais moi, je préfère montrer ce que j'ai à montrer à un ou une gynécologue dont c'est la spécialité, plutôt qu'à un médecin généraliste entre deux oreillons et un renouvellement de médicaments contre le cholestérol...
Alors bon, il faut les aider les gynéco, aller les voir de temps en temps, leur faire un petit coucou.

C'est vrai, on l'a constaté souvent, lorsqu'on sort du schéma « je suis hétéro et je veux la pilule / je suis hétéro et je veux un enfant » pour « je suis lesbienne, donc je ne prends aucune contraception / je suis lesbienne et je veux un enfant / je suis lesbienne ou bi et je veux des informations spécifiques sur mon mode de sexualité », les gynécologues se trouvent fort dépourvu-e-s d'information... C'est regrettable. C'est à eux de faire un travail de recherche et de répercuter ensuite leurs connaissances à leur clientèle.
C'est vrai aussi, certaines consultations virent à la corvée...
Mais sachez que :

– ça ne dure pas si longtemps
– ça permet d'avoir l'esprit plus tranquille
– si ça ne va pas, il faut changer de gynéco
– vous avez le droit de demander un peu de temps pour vous préparer psychologiquement durant la consultation
– vous avez le droit de ne pas vous déshabiller entièrement et de demander à « faire le haut » puis « le bas »

Enfin, si une ou un gynécologue nous lit, nous aimerions beaucoup avoir une version « backstage » d'une visite de contrôle... et un petit topo spécial lesbienne. Ce serait vraiment un indispensable plus !

Fred pour FdL


PS : Pour info les 20 et 21 janvier devant le Sénat aura lieu une manifestation des victimes de l'inceste pour demander le vote d'un amendement instaurant l'imprescriptibilité des crimes et délits sexuels commis sur mineurs. Pour en savoir plus.

PPS : eh, au fait : Bonne année ! ! !


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