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Chapitre 1 : A la découverte de mon roman. En avant-propos de mon petit livre, je vous passe la couverture grotesque avec deux femmes enlacées, l'éditeur explique que nous aussi les homos nous avons le droit à nos bluettes sentimentales. Pleine d'ironie, je m'attaque donc à la lecture de Cœur contre cœur. Chapitre 2 : L'intrigue. Je vous résume l'intrigue, vous allez voir c'est tout de suite passionnant. Mathilde, jeune étudiante en histoire quitte, à peine remise d'une douloureuse rupture sentimentale, la capitale pour effectuer des recherches dans des haras provinciaux. Pendant le trajet en train, elle pense à sa future hôtesse Frédérique de Machin Truc. Comment va-t-elle l'accueillir ? Comment lui faire comprendre qu'elle a une sexualité alternative ? Arrivée là bas, elle est aussitôt accueillie par la directrice des haras, la Frédérique en question. Nous sommes loin de l'image lisse de la petite bourgeoise de Province que Mathilde s'était figurée dans ses rêveries. Elle est provocante et visiblement fougueuse comme une jument sauvage, mais là je m'égare. Notre héroïne succombe très vite au charme de son hôtesse mais se refuse à voir la vérité en face…elle ne veut plus souffrir. Je vous interdis de dire que c'est prévisible, vous ne savez pas ce qu'elle a subi. La fourbe Clotilde (son ex) lui a brisé le cœur après des années de romance s'affichant même au bras d'un…homme. Frédérique se joue des sentiments de Mathilde tour à tour provocante et tendre à son égard. Elle est même blessante parfois se gaussant de son homosexualité orthodoxe, si ! N'y tenant plus au bout de la quatrième page, les deux femmes succombent et se vautrent dans la luxure après un premier baiser tout simplement torride dans la cuisine… Chapitre 3 : Boudons notre plaisir ! Bon restons lucides, je reprends un peu le contrôle de ces lignes. L'intrigue est calquée sur les romans de ce type écrits par et pour les hétéros. Amour impossible, cœur brisé, peur de s'engager, statut social opposé…Mais le pire c'est que c'est efficace. Que va-t-il se passer ? Frédérique va-t-elle finir par s'engager avec Mathilde ? Vont-elles recoucher ensemble et quand ? Autant de questions qui rendent totalement impossible l'interruption de la lecture. (ndla : il est pourtant trois heures du matin et mes yeux me piquent) Chapitre 4 : Qu'est ce qu'il va se passer ? Après qu'elles aient couché ensemble, c'est le drame. Fred rejette Mathilde et s'affiche aux bras de tout un tas d'hommes et de femmes. Elle est bisexuelle, ce que la petite étudiante en histoire fragile a du mal à admettre. Pour corser l'intrigue, le frère de la directrice des haras, Jean le jockey (ndla bis : allez-y, pouffez, mais c'est possible), tombe amoureux au premier regard de Mathilde. Notre innocente héroïne se joue de ses sentiments pour aiguiser la jalousie de son aimée. Elle est comme nous toutes Mathilde, elle aime trop vite. Fred, elle, a un lourd secret qu'il l'empêche d'aimer et qui relance le suspens après la première scène de baise oups je deviens vulgaire. Chapitre 5 : Le dénouement. Ca se termine comment me direz vous ? Bien…évidemment…Frédérique est incapable d'aimer parce qu'elle a été orpheline trop tôt. Catharsis quand elle manque de peu de perdre Mathilde. Un conseil en passant, ne fuyez pas votre amour perdu un soir sans lune à travers une forêt inconnue surtout si l'orage est violent. Mathilde se remet de sa pneumonie (ndla : celle qui a suivi sa fuite débile dans la forêt de nuit. Si vous voulez vous rendre compte de ce que ça donne référez-vous à vos classiques Blanche Neige qui fuit le chasseur par exemple. Euh ce ne sont pas Sept nains qui retrouvent Mathilde mais une cavalière, c'est mieux non ?) d'autant mieux que Fred lui promet un amour éternel ou presque, on est quand même au XXIème siècle. Tout est bien qui finit bien autour quand même d'une dernière scène d'amour plutôt explicite et pleine de volupté qui secoue. Chapitre 6 : Dernières réflexions d'Agnès..... Conclusion, quand je serai grande, j'écrirai des romans d'amour pour lesbiennes qui aiment rêver. Si vous êtes célibataires, n'hésitez pas à fréquenter les haras alentours, on ne sait jamais l'amour s'y cache peut être. … |