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Cher géniteur, Quelques lignes pour t'exposer certaines précisions suite à tes nombreuses fausses interrogations lors de nos récentes entrevues de fin d'année. - Lorsque tu entres dans mon appartement et que tu entends quelqu'un sous la douche, non ce n'est pas l'infirmière qui s'occupe de moi certains jours. C'est ma copine, qui vient sûrement de se lever vu que tes venues sont souvent étrangement tôt, comme si tu souhaitais voir comment j'occupe mon lit... Je t'informe que l'infirmière prend sa douche chez elle, avant ou après son travail chez moi. - Non, "la fille qui est là" chez moi n'est pas une nouvelle coloc' (nous sommes déjà quatre !), ni une collègue, ni une copine de province en vacances, ni une fille en galère que j'héberge gracieusement (c'est hallucinant l'imagination que tu as tout de même).
- Quand je te dis que la-fille-qui-est-là est ma copine et que je vis avec elle (*), sache
que c'est un contresens de me demander comme si de rien n'était : "jusqu'à quand ?". Ma copine n'est
pas un plan épargne.
- Lorsque tu constates que nous vivons et travaillons pour le moment dans l'espace plutôt réduit de ma chambre-bureau (12m carré), il est inutile que tu me demandes "mais pourquoi tu obliges cette fille à vivre dans de telles conditions ?!"... et encore plus de jouer assez médiocrement l'interloqué quand je t'explique que je ne pense pas qu'il s'agisse pour elle d'une obligation mais plutôt d'une envie. - Alors que je te l'ai présentée par son prénom (en articulant), ce serait classe de ne plus l'appeler Euuh... Figure-toi qu'elle, elle n'oublie pas ton prénom. - Après lui faire la bise, ce n'est pas la peine de lui dire nerveusement : "je vous fais la bise, ce n'est pas grave hun !". (En fait il faudrait que tu nous expliques parce qu'on n'a toujours pas compris ce mystérieux propos.) - Lorsque tu pars de chez moi, tu n'es pas obligé d'appeler ma mère pour lui demander en stress : "Elle dort où la fille qui est chez Laetitia ?!". Quand elle éclate de rire vu ton - disons - ""innocence"", te répondant "Bah avec elle !", sache qu'il est déplacé de s'énerver en l'insultant. Evidemment qu'en insistant à la questionner lourdement elle va se foutre de toi et te répondre un jour que ma copine dort sur le balcon... - En invitant la famille au resto, ça semble tout de même problématique quand tu insistes mal à l'aise qu' "il n'y a paaas de problèèème, que [je] peux *même* emmener [ma] copine si [je] veux"... figure-toi que je ne réfléchis jamais si je dois l' "emmener" ou pas au resto, ce n'est pas mon clebs. Je ne doute pas que tes prochaines visites augmenteront cette liste... Note toutefois que ton ""innocence"" est fatiguante et qu'il serait temps - après les preuves flagrantes accumulées depuis des années - que tu associes les mots "Laetitia" et "gouine". S'il s'agit d'une dyslexie chronique, ma copine et moi te conseillons de consulter un orthophoniste adapté.
Ta fille, |