Vous êtes-vous déjà demandé comment les organes féminins étaient perçus par les éminents médecins de l’époque de Louis XIV et de Madame de Maintenon ?
Toujours prête à vous éclairer ( Non, je n’ai jamais été scout, mais l’envie de m’en manquait pas !), je vous apporte quelques précisions qui m’ont laissées quelque peu estomaquée !
A la Renaissance, sachez Mesdames et Mesdemoiselles, que nous étions supposées avoir les mêmes organes génitaux que les hommes, à ceci près que les nôtres étaient intériorisés. Nous avions alors un « sexe viril » rentré (dixit les planches d’anatomie de l’époque) ! Notre vagin était une verge, notre utérus l’équivalent des bourses, les ovaires des testicules ! Les dessins sont réellement convainquants (voir ci-dessous).
Nous pourrions donc avoir l’impression que les hommes nous faisaient l’honneur de nous accepter comme complémentaire anatomique… D’être un tantinet dignes d’être étudiées, tout comme les souris, les rates et autres gentils animaux de laboratoires ! Eh bien ce n’est qu’une impression ! Il ne faut tout de même pas exagérer, un femme complémentaire d’un homme ! Quelle abomination !
En légende des planches d’anatomie, on peut lire que « la femme a le sexe « rentré » car la froideur qui la caractérise empêche ses organes génitaux de pousser vers l’extérieur ». Une femme peut donc devenir homme (des rapports en feraient foi) !
Mais attention ! « [Nous ne trouvons] jamais aucune histoire vraie qu’un homme soit jamais devenu femme, car Nature tend toujours vers ce qui est parfait et non, au contraire, à opérer de telle manière que ce qui est parfait devienne imparfait » nous assurent l’anatomiste Gaspard Bauin au XVII ème siècle. Une femme peut donc être élevée au rang d’homme, mais ne nous parlez pas de l’inverse, ce serait une hérésie contre la Sainte Gente Masculine.
Allez, disons qu’un voyage dans le temps avec un manuel d’anatomie actuel pourrait en faire mourir d’apoplexie plus d’un ! Au XXIème siècle, on reconnaît aux femmes une spécificité de leurs organes sexuels et certains vont même jusqu’à dire qu’elles ont une sexualité ! Voire une homo-sexualité ! On n’arrête pas le progrès !
Sources : La Recherche, hors série no 6, novembre, décembre, janvier 2001/2002