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(Double) coming-out |
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Dans ce bel univers arc-en-ciel qui est le nôtre, tout le monde a été (est, sera) confronté au délicat problème du « coming-out ». (Petit rappel pour les distraites et info pour les « nouvelles venues » : le coming-out [sortie du placard] est l'acte d'annoncer publiquement à une ou plusieurs personnes (voire même la terre entière) son homosexualité. Le « outing », lui, consiste à faire pareil, mais pour quelqu'un d'autre, sans tenir compte de sa volonté ou non de rester dans le placard ) Des kilomètres de post* sur le forum des Fées vous feront partager les divers chemins (de croix) des unes et des autres idées.) Afin d'aller au bout de la « douloureuse » question soulevée le mois dernier (mais non, pas le gynéco ni les cybers !!!) et à l'incitation d'une chateuse/forumeuse, je voulais aborder la question du double coming-out « Double ? Ciel ! Mais comment est-ce possible ? » s'écrie alors la lectrice interloquée !?! Double deux bi Vous me suivez ? En effet, se déclarer bie dans le milieu lesbien est loin d'être une sinécure et la visibilité des bis en général n'est pas un fait acquis. Au-delà de l'incompréhension basique de la lesbienne lambda, il faudra encore à la petite bie solitaire se confronter au mépris - si ce n'est pire - de certaines radicales Si d'aucune avait pensé qu'elle trouverait au sein du milieu moult oreilles attentives et sécurisantes, la réalité risque de refroidir un tantinet ses ardeurs communautaires (J'ai pas dit « communautariste », hein !) Alors, bien entendu, après ce premier essai de coming-out, pas très encourageant il faut bien le dire, comment affronter « les autres » ? Tout ces autres bien-pensants, endormis sur leur édredon de légitimité hétérocentriste. Dont hier encore on croyait faire partie Parce que si la minorité gay peut s'avérer parfois bien moins open qu'il n'y paraît, Hétéroland affiche sans complexe, et de mille et une façons, une homophobie latente bien réelle. Et tous les homos peuvent en témoigner, d'une façon ou d'une autre. Alors, que dire si on est [considéré comme] hétéro et homo ; si on est/se sent ni hétéro ni homo ; si on est bisexuel(le), en somme ? Car si l'homosexualité est parfois (trop souvent) accueillie avec violence, la bisexualité est à peu près toujours considérée, au minimum, comme une sorte d'indécision adolescente, au pire, comme une perversion malsaine. Là où certaines disent, non sans humour, ne pas vouloir se priver de l'une ou l'autre moitié de l'humanité, c'est cette même humanité qui leur fait savoir qu'elle se passerait bien volontiers de ce « stupide caprice » Car, c'est bien connu, la bisexualité n'existe pas en soi, elle n'est qu'une phase un peu délicate. « Elle/il fait ses expériences de la vie. » (sic) Ben voyons. Que faire donc ? Un coming-out partiel dans l'un ou l'autre milieu ? Dans ce cas quel côté choisir ? Comment préjuger des réactions qui seront les moins douloureuses à supporter ? Ne rien dire et rester dans l'ombre ? Est-ce vraiment se protéger que de vivre dans un semi-mensonge permanent ? Pour vivre heureux vivons cachés, disait l'autre. Cachés de tous, tout le temps ? Je m'excuse auprès de mon anonyme inspiratrice si je n'apporte ici aucun conseil et encore moins de réponse. Je ne crois même pas qu'il y en ait. Je ne peux qu'émettre un souhait : que demain l'arc-en-ciel s'enrichisse d'une couleur supplémentaire |
| Tranquillou |
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* Topic : nouveau sujet de discussion ouvert sur le forum. Post : réponse "postée" dans un topic. |
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