« Lettre à la femme,

Je vous écris depuis le train qui mène dans cette ville, loin de vous. Par ce beau matin d’hiver, les Alpes se dessinent tout autour de moi. Les sommets enneigés semblent d’or et d’argent, surplombant la vallée voilée de brume.
Je me ressource quelques instants à la quiétude des montagnes.
Mon cœur saigne mais mon esprit est tranquille.
Car je sais que telles ces roches si calmes en apparence et si dangereuses, vous veillez sur moi.
Vous soutenez mes luttes. Nos luttes.
De femmes.
Des femmes qui s’aiment, des femmes qui souffrent.
Des femmes qui vivent, parfois en marge, et se battent dans un monde souvent hostile.
Pour que cessent les violences physiques et morales. Pour que leur soient reconnus les droits fondamentaux de respect et de liberté. Pour que demain le monde soit à leur image.
Comme ce paysage alpin : empreint de force et de sérénité. Inaccessible et pourtant si proche. Où l’on se sent petite et grandie à la fois.

Le train arrive en gare.
La vie reprend son cours.
Mon esprit est tranquille. Raffermi, consolidé.
Prêt à affronter tous les obstacles pour que demain les femmes, toutes les femmes, puissent aimer, s’aimer, et Vivre.

Même vous.
Peut-être.

Votre Mademoiselle »

Tranquillou


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