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Mais si, mais si, on peut être médecin généraliste et faire de la gynécologie ! |
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Pour vous parler un peu de ma petite personne, on peut même être lesbienne, féministe, médecin généraliste et faire pas mal de gynécologie, justement parce qu'on est femme et féministe et qu'on aime discuter avec les femmes de leur sexualité, prévenir et soigner toutes les sortes de bobos (y compris là, en bas !) voir s'épanouir une grossesse ou accompagner une IVG, etc. Le diplôme de gynécologie médicale a certes été une conquête pour sortir la gynécologie de l'hôpital et en faire une spécialité à part entière, mais beaucoup de femmes généralistes sont bien formées en gynéco parce qu'elles aiment ça, et pas mal de femmes aiment être suivies sur le plan gynéco par leur généraliste parce qu'on les connaît bien (et qu'elles nous connaissent bien), parce qu'on n'a pas trois mois d'attente (surtout quand ça gratte, là, en bas !), même si ça se passe entre les oreillons de la petite et les médicaments de la grand-mère ! Lorsque les gynécos médicales se sont battues pour maintenir leur spécialité (qui n'existe pas au plan européen) il y a 4 ou 5 ans, elles ont, assez maladroitement, construit leur lutte en opposition aux généralistes. Nous qui faisons beaucoup de gynéco, consciencieusement, nous sommes retrouvées prises à partie et présentées comme ce qui allait rester de pire pour les femmes si la gynéco médicale disparaissait. Leur lutte a été beaucoup relayée au niveau des milieux et médias féministes et lesbiens, toujours avec l'image du "vous n'allez quand même pas aller faire vos frottis chez un généraliste !", et tout ça présenté comme une opposition Gynéco = femme = féministe = progrès pour les femmes contre Généraliste = homme = patriarcat = régression pour les femmes, en oubliant que les généralistes sont de plus en plus des femmes qui ne correspondent pas à cette image négative, d'où mon agacement ! Ainsi n'opposons pas des gynécologues féministes à d'affreux généralistes ignares et indifférents. Nous travaillons de manière complémentaire selon le type de suivi que préfèrent les femmes. L'important c'est d'aller la montrer sa foufoune, finalement ! Et si on n'a pas l'habitude, parce qu'on est lesbienne de faire des examens gynécos et qu'on le craint un peu, ça peut être une solution de demander à sa généraliste sympa, et qui sait que vous êtes lesbienne "Au fait, vous les faites les examens gynécos ? Parce que moi ça fait longtemps " Et à moins de tomber sur un ou une sympathisant du FN (et malheureusement il y en a même parmi les médecins), l'annonce de votre homosexualité ne va pas faire grimper votre médecin aux rideaux (sauf en cas de coup de foudre ?), car vous ne serez pas la première qu'elle soignera ! |
| Valérie C. Généraliste |
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