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Pour moi, la St-Valentin n’existe plus. Le 14 février a désormais une tâche beaucoup plus importante à remplir, celle de V-Day. V pour vagin. Je m’explique. Connaissez-vous Eve Ensler? C’est la merveilleuse femme qui a donné une voix aux vagins en écrivant sa pièce de théâtre Les monologues du vagin. Elle a recueilli d’innombrables témoignages de femmes et s’en est inspiré pour écrire des monologues, dits par des femmes qui n’ont pas toutes la chance de parler de leur vagin. Parlez-vous à votre vagin? Parlez-vous de votre vagin? Je crois que ce sont deux bonnes choses à faire régulièrement, ne serait-ce que pour rappeler au monde, et à soi-même, que « le truc en bas, là » existe, mérite qu’on en prenne soin, et qu’on en parle. C’est, d’après de nombreuses personnes, le meilleur moyen de combattre la violence faite aux femmes. C’est pourquoi V-Day existe. La campagne du 14 février incite des bénévoles, dans les écoles (cégeps et universités), à monter la pièce d’Eve Ensler, à condition de remettre tous les profits à des organismes qui combattent la violence faite aux femmes. S’il n’y a pas de représentation dans votre coin, je vous suggère fortement de lire la pièce (dans sa version intégrale en anglais, c’est mieux...), et même si vous ne la lisez pas, parlez de votre vagin, de celui de votre compagne, ou de votre mère. Parlez-en à une amie, à votre compagne, à votre mère. Parce que si les gens savent, si on parle des vagins, on admet qu’ils existent. Et si on sait qu’ils existent, quand ils seront attaqués, pas respectés, les gens le verront, et ils ne se tairont plus. Pour
en savoir plus : Pour
infos les monologues passent toujours à Paris Du
23 avril au 2 mai 2003 à 20h30 au théâtre de Poche
à Bruxelles Voir
aussi l'article de Regan
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