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Lorsque j’ai fait la connaissance du milieu homosexuel féminin, principalement sur le net, les filles se sont amusées à me bizuter gentiment avec des questions très révélatrices du type quels étaient tes jouets enfant ou quel est le sexe de ton animal de compagnie ? Un an après ou presque, je suis une lesbienne confirmée, bon j’ai égaré mon diplôme, mais ma petite femme atteste de tout cela. Mais quand il s’est agi de partager la vie d’un animal de compagnie, mon moi profond a repris le dessus et j’ai adopté un gentil petit mâle. Conclusion de l’introduction et non du propos : la lesbienne ne partage donc pas forcément sa vie avec une compagne à deux, trois ou quatre pattes, parfois les mâles sont aussi admis. Une bien longue et scabreuse introduction pour vous livrer un message d’amour à mon compagnon à quatre pattes… Comme disait la chanson : « ce n’est pas qu’il soit beau ni honnête mais c’est [mon homme]… mon chat. » D’abord la charmante bête se nomme Hobbes référence au tigre de la gentille bande dessinée anglo-saxonne et non au philosophe anglais qui prétendait que l’homme était un loup pour lui-même. Je doute malgré sa grande intelligence qu’il n’ait parcouru la BD pourtant il partage beaucoup de traits de caractère avec son illustre homonyme (toujours pas le philosophe) ; d’abord il est toujours prêt à vous bondir dessus sous n’importe quel prétexte, de plus il est d’une mauvaise foi absolument incommensurable… Hobbes a bien compris qu’il était le seul mâle ou assimilé au milieu de deux femelles et il a décidé de ne pas se laisser faire. D’abord l’animal à fourrure tigré ne peut pas boire à même le sol, nous l’avons bien compris après plusieurs inondations, non lui il boit dans l’évier ou il renverse. Parfois même, il désire comme ses maîtresses mal élevées se désaltérer à même le goulot bon ça c’est impossible ou en cours d’étude, il se contente donc du bouchon. Il a aussi décidé qu’il pouvait choisir lui-même dans le frigo son repas, il l’ouvre donc régulièrement pour se servir, sans doute par souci de discrétion. Au moment de se coucher, 23h sur 24 dans la vie d’un chat, Hobbes préfère les cours de sa maîtresse étudiante, le bar sur lequel aucun objet ne doit être posé sous peine de s’abîmer avec fracas un mètre plus bas, le lit où ses tutrices se reposent la nuit : plus particulièrement leurs jambes ou leurs pieds, le tapis de bain humide de la salle de bains, et luxe ultime quand il est infesté de puces : nos vêtements… Lorsqu’un intrus se présente, il faut comprendre un de nos très nombreux amis, Hobbes ne lui laisse pas le temps de prendre ses aises et lui démontre vite que tout l’appartement est son territoire, l’invité n’est pas le bienvenu et il doit s’en aller au plus vite sous peine de mutilation grave…pour l’instant aucun accident (grave) n’a été à déplorer…nous songeons à proposer des assurances à chaque visiteur : un œil esbigné c’est si vite arrivé. Je sais ce que vous allez me dire : « Un chat ça se dresse, révoltez-vous ! Comment vous laissez vous imposer pareilles choses par ce mâle réactionnaire… » Je vous répondrai deux choses simples…d’abord le caractère de la pauvre bête n’a pas du s’améliorer quand ses deux cruelles maîtresses l’ont mutilé, et puis de toute façon ce n’est pas au chat de s’habituer à ses hôtes, c’est aux courageux candidats à l’adoption de se plier aux règles imposées par le matou. Mais je le redis : c’est pas qu’il soit beau ni honnête lalalala… |