Quand des gouines se rencontrent, de quoi parlent-elles ? Quelques
jours après sa sortie, ma compagne et moi sommes allées voir Billy
Eliot au cinéma. Pour celles et ceux qui n'auraient pas vu le film,
l'histoire se passe en Angleterre, sous Tatcher, dans une ville minière.
Billy est un petit garçon comme beaucoup d'autres, à ceci près que
sa maman est morte il y a quelques années et que sa grand-mère, qui
vit avec lui, son père et son grand-frère, perd un peu la boule et
va de temps à autre se promener en chemise de nuit... Sinon, Billy
va au club de boxe toute les semaines, son père et son grand-frère
sont mineurs en grève et la vie n'est pas toujours facile. Un jour,
pour cause de travaux dans la salle de danse, les cours des petites
filles en tutu ont lieu dans le gymnase des petits garçons en short
et... Billy découvre la danse. A partir de là, il va devoir concilier
sa passion toute neuve, qui le surprend lui-même, sa culpabilité de
décevoir son père pour qui la danse est un truc de fiottes, le manque
d'argent, son envie de réussir et sa peur d'échouer et bien entendu
le cliché qui veut qu'un danseur soit homosexuel, donc méprisable...
Même son meilleur copain, Michael, qui en pince visiblement pour Billy
et qui aimerait bien lui aussi pouvoir porter un tutu, s'y trompe
en voyant en Billy ce qu'il est lui-même : un petit garçon gay. Enfin,
bref, l'histoire est belle (un peu mélo, mais c'est bôôôôôôôôô !),
les personnages sont magnifiques, les acteurs fabuleux et surtout
le père de Billy m'a terriblement fait penser au mien, tant pour le
physique que pour le caractère : vous savez, ces types toujours un
peu grognons, qui cachent derrière une comportement bourru des trésors
de sensibilité, voire de sentimentalisme... Ces types qui passent
pour des ours mal léchés parce qu'on leur a appris à avoir honte d'être
sensibles et donc vulnérables... Tout mon papa ! Frédérique, |