Fantasmes !

 

Dames et Damoiselles, c’est l’printemps ! La nature se réveille, le soleil brille, la sève monte, les abeilles ressuscitent et les oiseaux chantent ! Dans quelques semaines, la « Keba » animal ô combien sympathique, de sexe exclusivement et définitivement féminin, va se remettre en chasse (pourquoi une moue dubitative sur votre visage poupin ?)…Essayons plutôt de convaincre les sceptiques… Je vous invite à observer le rituel amoureux de ce spécimen exotique !

 

Phase 1 : L’apprêt !

Soyons claires, la « Keba » fait peu d’efforts vestimentaires parce qu’elle n’en a pas besoin ! Un pantalon, rarement un jean puisqu’elle ne rentre plus dans les siens et qu’elle refuse par principe de s’en acheter de nouveaux, un T-Shirt de chez « H et M », un léger « pschiiiiit » d’une fragrance quelconque (pour homme de préférence !) et zou, la bête est fin prête. A noter qu’au mieux de sa forme, elle cire ses chaussures les soirs  de sorties !

 

Phase 2 : Le territoire de chasse !

Où trouver l’animal ? La « Keba » sévit… partout ! Les bars enfumés, les boîtes à la dernière mode, les restaurants estampillés « rainbow flag », les terrasses de café ensoleillées… sont ses lieux de prédilection. La « Keba » matte négligemment, jauge, évalue, soupèse, estime, apprécie, déshabille, fantasme… Son regard s’arrête puis repart et attire (du moins essaie !) sa proie dans des filets qu’elle tend le plus largement possible ! Car toutes, vous avez vos chances ! De là, à conclure hâtivement que la « Keba » n’est pas difficile, il n’y a qu’un pas… que nous ne franchirons pas ! Car ceci expliquant cela, il y va tout simplement de la survie de l’espèce ! Ni plus ni moins !

 

Phase 3 : La danse amoureuse ! 

Vous avez sans doute déjà et cela sans vous en rendre compte, croisé le regard bleu de braise (c’est une métaphore !) de la « Keba » ! Cachée derrière sa queue… de billard (oui, parce que c’est autour de cette table que vous avez le plus de chance de la trouver !) le sujet de notre étude tourne et retourne en prenant soin de garder une vision panoramique du territoire (un œil sur la porte, un sur les tables et l’autre sur le bar… quoi ça fait trois ?).
La victime potentielle identifiée, on peut remarquer des changements notables dans son comportement : les épaules se redressent, la poitrine se bombe sur un t-shirt moulant acheté au rayon enfant (faut ce qui faut !), son visage prend un air détaché (dans le style, je te regarde depuis trois plombes mais note que c’est une faveur que je t’accorde) et la bête se croit obligée de multiplier les coups gagnants avec sa queue(observez que généralement elle ne défie à ce jeu-là que des amies de son entourage dont elle connaît le faible niveau)...

 

Phase 4 : Les hostilités !

Arrive le moment tant attendu de l’attaque ! Un petit tour obligé et préalable au comptoir (on est toujours moins ridicule, surtout quand on risque une « veste », un verre à la main !) et la cour peut commencer. « Bonsoir » - Essayez cet exercice en pensant à une marque quelconque de dentifrice et à James Bond lorsqu’il se présente : voix sensuelle, sourire ravageur, regard de velours et c’est une affaire qui roule ! La belle prise sous le charme est captivée…  « Ma bicyclette est garée juste devant, on fait un tour ? » Défense de rire, mon vélo est superbe ! Bref, extasiée par l’audace de l’invitation, la victime se laisse convaincre… Il est bien évident que la morale m’oblige à censurer la suite. De plus, il serait dangereux de dévoiler plus avant de tels secrets de séduction : l’été suivra le printemps et nul doute que la « Keba » sera amenée à sévir plus d’une fois ! Aussi, ayez soin de regarder autour de vous, je rôde ! :)

Ps : Les Fées, on ne rit pas, on a toutes le droit de rêver !

  

Keba